Archives de catégorie : Lingua corsa

L’automne et ses champignons….

Je vous propose un texte que j’ai déjà publié, il y a quelques saisons, sur le blog. Je l’enrichis d’un fichier son parce que ça fait plaisir à pas mal de visiteurs et je l’enrichis aussi d’une partie dédiée aux champignons et à leur nom en Corse. Démarche mercantile car c’est un des motifs principaux (le principal en ce moment!) des visites. Autant faire plaisir à la chalandise..non ? Les photos sont de Madame, dont le blog est ici.

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J’aime bien l’automne en Corse. On dirait qu’après les brûlantes chaleurs et l’invasion estivale, la terre retrouve le repos et son souffle. Mon village est plein d’une petite musique qui reprend le dessus. Celle de la fontaine sur la place et celle du ruisseau qui après les premières pluies coule de nouveau. De temps à autres, un coup de fusil, le bruit des tronçonneuses dans le maquis, le bois qu’on range près de la maison et les premières flambées qui crépitent. La fraîcheur descend le soir des montagnes et même si les journées sont encore splendides, on sent bien que la saison a tourné. Il faut avoir l’esprit peu ouvert pour regretter l’été et sa violence. Couleurs brutales, canicule, bruit de la foule. Les gens délicats, ceux qui aiment profiter des petits instants miraculeux que nous offre la nature préféreront l’automne comme on préfère une femme belle et discrète à une autre plus brillante mais à l’élégance tapageuse.
Tu te lèves le matin, il y a de la buée sur la fenêtre et tu bois ton café debout en regardant le jardin et les montagnes plus loin, où un léger brouillard résiste. Le soleil sera bientôt vainqueur. Il sera alors temps de mettre les chaussures, une veste pour les premiers instants de la promenade et enfin sortir.
La pinède va t’offrir les safranés, ailleurs si tu as de la chance ce seront des cèpes et des girolles et si tu t’éloignes vers les anciens jardins, ce sont les rosés des pré qui tout blancs dans l’herbe vertes te feront comme des clin d’œil. Il y a une grande tranquillité et en même temps une espèce de tristesse car tu vois bien que toute cette beauté est vide d’humanité. Les murs moussus tombent et les châtaigniers sont abandonnés. Les châtaignes….elles roulent, elles piquent et se laissent cueillir comme des bijoux marrons qui luisent dans un écrin entrouvert. Tu en ronges une à la pointe du couteau et tu ramasses les autres, un panier plein. Ce soir, elles rôtiront sur la braise. Quelques pigeons volent, ce sont des petraghjoli, les ramiers ne sont pas encore arrivés. Il paraît que dans le temps, ils étaient si nombreux qu’ils formaient des nuages, masquant la lumière du jour. Les coups de fusil de tout à l’heure te paraissent moins amusants tout à coup. D’en haut, de la crête, tu vois le village et quelques rares fumées qui montent droit dans le ciel. Des silhouettes qui se hâtent vers le camion du boulanger. Un peu de pain, un bout de charcuterie, près de la source glacée et tu redescendras vers les maisons, les joues rouges et l’âme en paix. L’automne est une saison heureuse pour qui sait voir, entendre et sentir.

Et donc, les champignons les plus répandus en Filosorma et ceux en tout cas, dont je connais le nom en corse. Liste non exhaustive que vous pourrez modifier et compléter à loisir.

Lactaire sanguin, lactaire délicieux : lattosu, lattaghjolu

Cèpe, bolet : sprignolu, capigiallu, capi giallu

Chanterelle, girolle : ghjallisturzu, gallisturzu

Rosé des prés : parachinu (?) pratarellu, pratarolu

Coulemelle ; cappisgiula, cappusgiulu, cappusgiula

Russule : urcu catellu

Coprin : cuprinu, coprinu

Amanites vénéneuses : buletru falzu, boletru falzu

Oronge, amanite des Césars : buletru, boletru, coccu, cuccu, cocca, cocchi

Bolet orangé : albarinu

Bolet tête de nègre : capineru, murellu, murellulu

Boule de neige : leccapecura, leccapecura capinegra

Bolet de Corse : muchjitanu, mucchitanu

Bolet de Satan : mulu, tigniverde

Pied de mouton : pecurinu, picurinu

Bolet jaune : pinnachjolu, pennachjolu, pinnacchiolu

Vesce : vescia
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Quelques astuces de prononciation…

Je ne sais pas chez vous mais ici, il pleut. L’occasion rêvée de produire un texte dominical. Nous avons parlé vacances et pêche. Revenons un instant à la langue. L’idée c’est de tester votre prononciation au travers de quelques phrases dont je donnerai le contexte, anecdote ou histoire. L’authenticité de tout ceci n’est pas prouvée. C’est ainsi que ça m’a été raconté. Alors comme disent nos voisin, si non è vero, è ben trovatto.

La première de ces phrases, je la tiens de Jean-Pierre M. qui donnait des cours à « a scola corsa » de Toulon. Excellent locuteur et doté d’une mémoire phénoménale, il était par exemple capable de réciter tout Florian. Son corse était riche et peu de mots lui étaient inconnus. A la sempiternelle question de savoir si le corse n’était que de l’italien, il répondait qu’il fallait alors proposer à votre contradicteur de dire et traduire la phrase suivante :

A ghjacara ghjacareghja a ghjacarina ch’un li ghjove u prisuttu

Elle signifie (ce qui ne veut pas dire grand chose, j’en conviens) que la chienne se plaint à la façon des chiens car le jambon ne lui profite pas. Une petite observation sur « ghjacaru », une autre façon de dire le chien. Ce mot fait sans doute partie de ceux qui attestent de l’existence d’une langue antérieure au latin qui a formé le corse actuel et nous a donné le « cane » plus répandu.

Alors, essayez vous à la prononcer et vérifier avec le fichier son, ce que ça donne de mon coté ( parler du nord, je le rappelle)

Dans le même registre, Jean-Pierre nous racontait que les espions génois se mêlaient sans trop de problèmes à la population. Mais, il y avait un moyen imparable pour les démasquer. Il suffisait de leur montrer un ciste et de leur demander le nom de cette plante… ils répondaient de façon invariable..un mucchiu…car ils ne maîtrisaient pas la triphtongue « chj » si fréquente en langue corse.

Alors voyons si vous auriez passé le test.. et dites la phrase suivante:

U muchju ind’è a machja

Là encore, le fichier son va vous permettre de vérifier si vous êtes dans le vrai.

D’autres particularités ne peuvent que s’expliquer que par des accents locaux. Prenons l’exemple suivant issu du parler du Niolu… traduisez et dites la phrase qui suit : les gens d’Albertacce s’en descendront par la Scala de Santa Regina.

Vérifiez avec le fichier son. Vous observerez que la façon de dire cette phrase n’a pas grand chose à voir avec sa transcription littérale. Si vous avez traduit mot à mot, ce n’est pas grave et votre façon de la dire est correct. Mais… elle ne sera pas idiomatique. Ce qui n’est pas bien grave en soi. Moins en tout cas que de passer pour un espion génois !

Enfin, un dernier test. Dans les temps troublés qu’a connu l’île, une certaine méfiance s’était installée vis à vis de la justice, celle de Gênes d’abord puis celle de la France. Un problème de compréhension bien illustré par l’expression « l’affari so in francese » pour évoquer un sujet compliqué (les affaires sont en français). Et de fatalisme face à une certaine corruption (réelle ou fantasmée) de l’institution comme en atteste cette autres expression « soldi e amicizia torcenu u nasu a a ghjustizia » (les sous et l’amitié tordent le nez à la justice). Donc, on évitait de trop en dire devant le juge. De ce mutisme provient une dernière expression. Celui à qui le magistrat posait une question, répondait « eau dans la bouche, Monsieur le Juge ». Ce qui nous donne en corse « Acqua in bocca ô sgio ghjudice ! » Et oui, si on ne veut pas que l’eau sorte, il faut garder bouche close. Donc, un dernier test. Prononcez cette phrase et vérifiez avec le fichier son. Si vous passez ces épreuves, la prononciation des triphtongues n’est pas un problème pour vous !

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Pêche en septembre mais aussi…

Pour parler de cette sortie de pêche en septembre, j’ai pensé aux corsophones en enregistrant le texte en corse (je me suis fait plaisir!). Donc, du français écrit et du corse parlé…


De temps à autres, nous sortons pour une pause. M. (pas de nom) collègue, ami, professeur de pêche et facteur de mouches et moi. Il mâche et je fume. C’est souvent là que naissent les grandes idées. Puisque la pêche allait fermer le 20 septembre, pourquoi ne pas passer deux ou trois jours dans le Filosorma ? Un coup de bateau, quelques kilomètres en voiture. Rien de bien compliqué. Décision arrêtée, négociations conclues avec les épouses, il nous restait deux ou trois semaines avant le départ. Deux ou trois semaines pendant lesquelles M. a fabriqué des mouches et où moi je n’ai rien fait de particulier.

Départ un lundi matin pour un retour le mercredi soir. Grand beau temps à l’aller, installés dans des chaises longues sur le solarium du ferry. Une halte à Calvi pour acheter de quoi faire les sandwichs du midi. Le soir bien entendu, diner à la Muvrella, cochon sauvage, assiette du berger, myrte. Du classique et du bon.  L’essentiel n’était pas là.

L’essentiel c’était la pêche. Lundi en fin de journée, coup du soir de Mansu à San Quilicu. Mardi matin au lever du jour, de Tuarelli à Mansu. Mardi soir, remontée vers Candela..Mercredi matin, de Candela à la Cavicchia. Pour être honnête, M. est un vrai pêcheur confirmé et il envoie sa soie naturelle à 20 mètres et plus alors que je suis heureux quand je réussis à poser ma mouche à quinze mètres. Et pourtant, glorieuse incertitude du sport, la surprise a eu lieu. Désolé d’écrire ça, car je sais qu’il me lit. J’ai pris une truite de plus que lui.

Pour être plus clair, je dois dire aussi que j’en ai pris qu’une (au confluent entre le ruisseau de Montestremu et le Fangu) et lui zéro.  Quelques touches, mais des poissons nerveux avec des attaques soudaines impossibles à voir venir. Alors, un mauvais séjour ? Non. Surement pas !

fanguPas de poissons mais une eau tiède et claire. Il faut avoir vu mon compagnon envoyer ses vêtements sur les rochers du coté de la Treccia et se prendre un bain d’anthologie en regardant tout autour de lui, la forêt toute proche et les montagnes plus loin. Puis une baignade aux Force, vous savez, dans la cascade où l’eau de Bocca Bianca est plus chaude en dessous du grand rocher. Juste avant le pique-nique, pain trempé à l’huile d’olive,  oignon, jambon et fromage corse. L’Eden paraît-il. Ce n’est pas moi qui le dit mais lui.

Emmener avec soi quelqu’un qui ne connaît pas le Filosorma est une excellente idée. On ouvre les yeux sur des choses qu’on croit connaître par cœur et qu’on découvre à nouveau. Il regardait les montagnes et le cirque de la solitude qu’il avait traversé deux ans plus tôt et moi, je me rendais compte qu’il n’y avait plus de neige à un endroit où je l’avais toujours vue même au plus fort de l’été. Je lui faisais découvrir le Tafonatu et là aussi, aucun névé. Nous avons traversé la rivière sans problème en sautant de pierre en pierre à des endroits où d’habitude, on ne passe pas. Et ces baignades en septembre dans une eau à 22 degrés ! Un plaisir étrange. Moi qui suis frileux, je suis rentré dans l’eau sans effort. Même en été j’avais du mal.

Pas de truites ou alors très méfiantes. Comme disent les pêcheurs, elles étaient calées au fond. Peu d’eau et une eau chaude. Comme le maquis, les poissons attendaient la pluie.

Ce n’est pas la première fois que je le dis. Mais, il y a longtemps que je n’étais pas allé à Bardiana en toute fin d’été. Et avec des yeux neufs comme je le disais plus haut. La rivière souffre à un point que je n’imaginais pas. Le niveau est bas. Il ne pleut pas. On avait tort de parler de neiges éternelles.  Le Fangu est une rivière sauvage. Il est classé comme tel. Mais, son destin est celui d’un oued qui ne court que lorsqu’il pleut.

Nous retournerons sans doute pêcher l’an prochain, si ces dames nous donnent la permission. Et ce sera tout aussi agréable. Et sans doute encore un petit peu plus triste.

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Terramotu…

Un texte en français et sa transcription sonore en langue corse..

Amical bonjour à toutes et à tous ! J’espère que l’été s’est bien passé pour tout le monde. Quelques jours de randonnée en Écosse, puis deux jours de pêche au village (j’en reparlerai) et du travail en retard. Mais, me revoilà pour vous parler d’un événement bien ancien dont je me souviens comme si c’était hier. Un phénomène naturel où comme souvent en Corse, comme ailleurs j’imagine, les croyances populaires trouvent leur place.

En 1963, le 19 juillet, à 7 heures 46, un tremblement de terre de magnitude 6 a eu lieu au large de San Remo, non loin de la Corse par conséquent. C’était le plus important séisme de la région au vingtième siècle. (voir ici)

J’étais au village en train de dormir dans un de ces lits pliants qu’ont connu tous ceux dont la maison était trop petite pour accueillir la famille en été. La salle à manger ou le salon devenaient une chambre. Bref. Ma mère m’a réveillé en vitesse et m’a pris dans ses bras pour sortir de la maison et monter sur la route où nous nous sommes assis sur la muraillette. J’étais désorienté et presque malade d’avoir été ainsi cueilli dans le sommeil.

Ce que j’ai vu, m’a vite ramené à la réalité. Tout bougeait. Sur l’éboulis près de l’ancien poulailler de ma tante, de grosses pierres se détachaient et roulaient dans le ruisseau. Sur la route, il y avait un âne avec son bât chargé de bouteilles vides. La route dansait et l’âne avec lui. J’ai encore dans l’oreille, le bruit des bouteilles qui sonnaient comme des clochettes. Au bout d’un moment, tout s’est calmé et nous sommes rentrés à la maison. Maman m’a dit que c’était un tremblement de terre.. un terramotu.. la terre qui fait un mouvement. Un mot corse que je n’ai jamais plus oublié.

Pas de victimes et peu de dégâts. Et un souvenir amusant. Quelques jours après, un cousin venu d’un autre village, nous a raconté que le matin du terramotu, sa mère, au lieu de sortir, était en train d’ouvrir toutes les fenêtres et portes de sa maison en demandant aux esprits de sortir. Âme sainte, âme sainte laisse nous en paix.. Elle croyant que les fantômes étaient chez elle et faisait ce que la tradition lui commandait de faire. Son fils lui avait expliqué qu’il valait mieux laisser les fantômes dedans et sortir si elle ne voulait pas que le toit lui tombe sur la tête. Quand on ne comprend pas les choses naturelles, l’idée du surnaturel s’impose. C’est sans doute comme ça que sont nées les religions.

Une pensée pour finir pour nos cousins italiens. Une fois de plus, ils ont été frappés. Et là, il n’y a aucune place pour un sourire.

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Rendez-vous en septembre !

Un texte en français et sa transcription sonore en langue corse en l’honneur du Fangu d’hier et d’aujourd’hui.

Bientôt quelques jours de vacances. Loin de la Corse et du village trop bruyant en été. J’y retournerai dans les premiers jours de septembre pour lancer la mouche dans le Fangu avant la fermeture de la pêche.

Avant de partir, j’ai voulu vous laisser un souvenir. Un film qui a quarante ans. J’ai hésité à la mettre en ligne car je n’ai pas eu l’autorisation des trois jeunes gens qui m’accompagnaient ce jour là. Mais qui va nous reconnaître ? Et puis si ça pose un problème, je retirerai la vidéo.
C’était en septembre aussi. Un lendemain de crue. Le pari c’était de descendre de Bardiana à Manso dans un bâteau pneumatique. San Quilicu, a verga, pozzu di u saltu…Je me dis que nous étions un peu fous même si nous connaissions la rivière par cœur.
Des souvenirs, de la fraîcheur et beaucoup d’eau.
Hélas, le Fangu d’aujourd’hui ne ressemble plus à ça.

Ce film est un souvenir de ma jeunesse mais aussi de ce que fut une rivière sauvage.
Ce que me racontent mes cousins est différent.
Beaucoup trop de monde, une eau sale et le Fangu qui souffre.
Il n’est pas question d’empêcher les gens de profiter mais un peu de respect pour la nature, ce n’est pas trop demander, me semble-t-
Sensible et fragile, sécheresse et surpopulation, la vallée résiste mal.
Mon souvenir est en fait un peu triste. L’eau a couru. Le temps aussi. C’est comme ça. Mais ce n’est pas une excuse pour laisser faire..le fameux lascià corre.
Bon, je ne veux gacher l’été de personne. Pensez juste un instant que vous êtes les locataires de vos enfants. Vous ne profiterez pas moins.

A bientôt amis du Filosorma et d’ailleurs !
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A Foce…

Pour parler du delta du Fangu, j’ai pensé aux corsophones en enregistrant le texte en corse (je me suis fait plaisir!). Donc, du français écrit et du corse parlé…

Ce billet est le dernier de la petite série consacrée à nos ballades de juin.  C’est une promenade un peu spéciale car elle est aquatique. Ce doit être la cinquième ou sixième fois que nous la faisons avec toujours le même plaisir. Il s’agit de naviguer pendant une petite heure dans l’embouchure du Fangu en louant un kayak.

Cette balade est très particulière pour moi. En créant ce blog, je n’avais pas d’autre ambition que de parler du Filosorma. En relisant les billets que j’ai écrits, je me rends compte que sans le faire exprès, j’ai jeté comme un pont entre les souvenirs de mon enfance et aujourd’hui, entre ceux qui ne sont plus et ceux qui peuvent encore découvrir ces lieux de promenade.

A Foce, comme le Tafunatu par exemple, est de ce point de vue un endroit extraordinaire. Lorsque nous étions gamins, l’embouchure du Fangu nous était présentée comme un lieu mystérieux, dangereux même à cause (nous disait-on) des sables mouvants. C’était le refuge des plus gros sangliers et des poissons énormes bien protégés des chasseurs et des pêcheurs par un maquis épais. Il n’était pas question d’y entrer et depuis la route, je regardais cette forêt en bord de plage comme j’aurais pu observer un petit bout d’Amazonie. J’ai noté que le jeune homme qui nous avait loué le kayak, ne savait pas que cet endroit où il passe une bonne partie de son temps se nommait a Foce.

Je vous propose (le lien est ici) de télécharger le document de l’IGN qui décrit la promenade mais raconte aussi l’histoire du lieu.

foce

Un petit conseil toutefois. Comme souvent dans le Filosorma, il faut éviter cette activité au plus fort de la saison estivale. Trop de monde, trop de lumière et trop de bruit. Non, il faut y aller en juin ou en septembre quand la nature reprend son souffle. Le matin ou lorsque le jour décline. C’est le paradis des cistudes. Une petite parenthèse à ce propos. En Corse, la plupart du temps, vous entendrez dire « a cuparella » alors que chez nous, c’est de « tistughjine » dont on parle. Le latin et son « testudines » est tout proche !  Et puis, faites moi plaisir, si vous n’en voyez qu’une ou deux, et même aucune, ne vous plaignez pas. La nature n’a pas d’obligation de résultat.

Le simple fait de ramer tout doucement dans les bras du Fangu, tout près de la plage de a riniccia avec la grande barrière en arrière plan, est un instant magique.  Les nymphéas à eux seuls, méritent le voyage. Si j’ai bien compris, ils n’étaient pas là à l’origine. Un bateau  aurait ramené volontairement ou non, les rhizomes. Un accident de parcours plutôt positif. On ne peut en dire autant à propos des écrevisses de Louisiane dont je découvre en lisant les textes du Conservatoire du Littoral, qu’elles auraient colonisé les lieux.

Il y a les tortues, quelques oiseaux, des nénuphars et puis le bruit de l’eau qui glisse le long du kayak. Une heure de sérénité. Comme toujours, les photos de la Belette Agile (son blog est ici) vous donneront une idée de la beauté de a Foce.

Le plus beau dans tout ça, c’est a Foce, on ne fait que l’effleurer. Le kayak ne pénètre pas au plus profond de la mangrove. Ainsi, le mystère qui entourait ce lieu, demeure presque intact. Il  y a peut être bien des sangliers géants et des truites énormes juste un peu plus loin.. Ça me plaît d’y croire.
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I pesci di i Scuglietti


Internet, quantunque, è qualcosa ! Era in tracce di circà una surtita vers’a Scandula, chi m’aghju trovu una carta di a costa vicinu di Galeria. A pocu pressu a un’ora, fallandu in direzzione di Portu, ci è u gruppu d’isulotti. Piuttostu qualchi scoglii, dunque ben numinati i scuglietti.

Questu nome, a fattu rivene, comu a spessu, assai ricordi e l’idea d’un articulu chi trattaria di u vucabulariu di a pesca e di i nomi di i pesci marini in Corsica.

U cumpagnu di mamma era di ceppu pedineru e avia passatu a so zitellenza in Oran,incu i pescatori,

Avia per u mare una passione di quelle ! Dopu qualche istatine da piscà da u bordu, s’era compru un batellu . Un picculu batellu di a pocu pressu cinque metri e in questu batellucciu, ci n’andavamu sbonorati vicinu a i Scuglietti.

L’affaru era impurtante e si priparava omu assai dinanzu. Ci vulia da cumprà u brumeghju incu u doppiu pinseru, prezzu e efficacità. Un si parlava di cumprà a un prezzu scemu scatule d’esche in Calvi. I gambaretti cungelati, primu prezzu, dopu qualchi provi, eranu stati a soluzione. Mi paria, quante a mè, postu chi si trattava di manghja roba di mare, chi sciacassi i gambaretti era piu sicuru chi di metteli indè l’acqua, sperandu piglià pesci. Era puru scrianzatu !

Ci vulia dino mantene u mutore. Senza permessu, era un 9,9 cavalli chi strazia assai per purtassi batellu e marinari di Galeria sin’a i scoglii.Era smuntatu ogni ghjornu, pulitu e dissalatu in un bidone tamantu pienu d’acqua dolce. Viaghjava mentre un’ora, tutti i ghjorni incu u rimore chi vo pudete imaginà. In piu di esse pescatore, era meccanicu! Duie passione..una cuntemplativa e l’altra assai rimurosa.. un speziu di Yin e di Yang ! Mamma un era stata tantu a fallu piantà incu queste sinfunie meccaniche o in tutti casi , ne avia limitatu a frequenza a cio chi era da veru necessariu.. i vicini eranu puru cuntenti chi senza di nulla ne avianu quantunque una techja. Malgradu tutte queste precauzione, m’è accadutu certe volte di rientre a remi chi stu mutoracciu avia dicisu di mettesi in greva !

A scelta di i scuglietti un s’era micca fattu per azardu. Una carta marittima era stata cunsultata e u locu, ghjudicatu prupiziu. Era veru ! Signore, paghjelli, perchette, turentule…a panuplia di i pesci detti « de roche » era presente. E certe volte, belli pezzi ! Tirava u bullintinu… vi aghju messu un diaporama per vede i pesci chi compunianu a nostra sporta incu i so nomi corsi.

U peghju per mè, era u mal di mare. Mareghju, odore di l’essenza, agguardà sempre inghjo. Umbeh, u pagava bellu caru u pesciu chi cullava. Un solu rimediu. Capiciottu e duie o tre giri indè l’acqua. Averaghju nutatu a spessu in stu locu e certi ghjorni, parechje volte indè a maitinata.

Dopu, ci vulia viutà u pesciu. Un tuccava micca a mè. Eppo manghjalu. Per quessa, eiu era forte ! A sera, torna, ci ne fallavamu in Galeria, piscà ochjate incu ligne « morte », aduprandu una pasta chi puzzava fatta ch’ella era incu casgiu merzu. Di ott’ore a mezzanotte. Chilos (iè, da veru) di pesciu, barcullati da u mare e per a musica chi venia di u night club.

Quand’omu a dicesette o diceottu anni, trove u so locu, un è faciule. Mi dispiacia d’un esse incu i ghjovanotti di a Stella Marina, incu e zitelle, e tutti st’affari… Ava, quandu ci pensu, mi pare chi era bè in questu batellu. Night club e zitelle..allora un sera megliu di sorte duie belli pesci a u chjar’ di luna, incu tutte e muntagne a cantu e u profume di a machja ?

Un credu micca !
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Falloir….

Il faut bien vivre ! Et comme traductions (nombreuses !) et rédaction du blog, se font sur la base d’un principe de gratuité, ce n’est pas ça qui fait bouillir la marmite. Bref, peu de billets depuis quelques temps mais je ne m’étais jamais imposé de ce point de vue, une quelconque obligation de résultat.

Au fil des traductions qui me sont demandées, je vois apparaître des demandes récurrentes. Une curiosité ou une difficulté si on veut, a appelé mon attention. Il s’agit de la gestion du verbe « falloir ».

En français, il s’agit d’un verbe du troisième groupe qui est un pur exemple de verbe impersonnel. En effet, il ne se conjugue qu’à la 3ème personne du singulier. On le retrouve parfois en forme pronominale « s’en falloir » mais ce n’est pas l’essentiel du sujet. Par contre, et nous allons voir que c’est une difficulté supplémentaire, falloir se conjugue en français avec l’auxiliaire « avoir ».

Pour en finir avec cette introduction, il est nécessaire de rappeler les sens de ce verbe. Il exprime le devoir, le besoin, la nécessité voire la convenance.

Donc, vous devez traduire en corse la phrase suivante.. il faut descendre au village..

Votre premier réflexe et il est légitime c’est de consulter un dictionnaire et bien entendu vous choisissez l’ADECEC INFCOR qui est une référence. Plusieurs propositions apparaissent :

abbisugnà, abbisognà, bisugnà qui signifie  : avoir besoin, nécessiter; falloir.
La nuance de ce verbe est relative au besoin . Elle n’est pas adaptée à la phrase que vous voulez traduire.

Il en va de même pour « appartene » qui dans lequel on retrouve la nuance de devoir.. il vous incombe, il vous appartient de ..

Même souci avec « occorre » où c’est la nécessité qui s’exprime..

C’est en toute fin de liste que vous trouverez la solution avec « vulè, volè ». Soit le verbe « vouloir ». Et oui en corse, ce verbe a une double acception «  vouloir » et « falloir ».

Et donc la traduction de  « il faut venir descendre au village » va nous donner « ci vole da fallà in paese »
Il faut bien comprendre..ci vole da capisce bè…etc etc..

Mais, que se passe-t-il si (et il s’agit de tournures courantes) vous voulez traduire la phrase suivante « il a fallu descendre au village ». Vous vous souvenez qu’en français, falloir se conjugue avec l’auxiliaire avoir. Donc, et cela semble logique, vous proposez « a vulsutu   da fallà in paese ». Hélas, ça ne marche pas. Ce que vous venez d’écrire est doublement incorrect car vous aurez « il a voulu  de descendre au village ». Supprimez donc le « da » pour écrire « a vulsutu fallà in paese » et ça ne marchera pas non plus car votre phrase signifie «  il a voulu descendre au village ». Ce satané verbe « vulè » manque de plasticité !

La solution ? Je ne vais pas faire durer le suspense.. c’est l’utilisation de l’auxiliaire « être ». Pour traduire « il a fallu », il faut penser « il est fallu » donc, « ci è vulsutu ».

Quelques phrases pour bien comprendre.. il a fallu manger…ci è vulsutu da manghjà… il a fallu monter.. ci è vulsutu da cullà.. et ainsi de suite.

Et bien entendu, on débouche sur un exercice de conjugaison pour respecter les temps.

Il faudra descendre…ci vulera da fallà.. il fallait monter …ci vulia da cullà… etc.. etc…

Néanmoins, vous pouvez utilisez les verbes que j’ai cités plus avant lorsqu’il y a une nuance de besoin..il faut que je marche…bisognu da marchjà… Une nuance de devoir…il faut que tu viennes….  « t’appartene di vene » ou « occore a tè di vene » ou enfin et bien plus usité « tocca a tè di vene » qui signifie, il faut venir parce que c’est ton tour ! !

En conclusion, un petit exercice auquel vous pourrez répondre. Comment traduiriez vous la phrase qui suit « il aurait fallu venir à la maison » ?  Tocca a voi ô zitté ! !
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Una veghja per capud’annu

Speru chi, avete tutti passatu un bon Natale in famiglia. A mo manera di prigavi un bon capu d’annu, è d’incippà un grand’ focu.
E quessa ben chi u tempu sia assai dolce. Virtuale u focu, ma u core ci è !
Dunque, bon capu d’annu.

Eppo, m’aghju da fà un rigalu chi v’appruffitara dino. Una veghja davant’ a u fucone incu storie in lingua nustrale. Storie chi arrecanu a paura. So e piu belle. Quandu m’arrestaragghju di parlà, puderete sente castizzà e ceppe , Spinghjite u lume, agguardate u focu e si un’avete a paura di e cose sopranaturale, statemi da sente sine a a fine.
So storie di tempi fa. Un ci era ancu electriccità in paese. E quandu ci vulia da fà u giru di a casa per cullà in camara, era impauritu. A lampana a petrollu un n’alluminava tantu e in circondu, ballavanu ombre belle spaventose.
A Corsica è una terra induve so puru prisente i spiriti. Qui un credu a nulla. Qualla, ci so assai cose ch’un riescu da spiegà,
Tenite..mi pare d’avè parlatu diggia di i mo zii, chi eranu tutti o guasi tutti, pertuti per queste culunie. Unu, u tintu, si n’è mortu in un accidente mentre u so ultimu viaghju. U car ch’ellu s’avia pigliatu è trabughjatu indè un travu. Mamma mi cuntava chi, à u mumentu esattu di a so morte, tutti i cani di u paese si so trovi sott’a i purtelli di a casa. Anu abbaghjatu a a morte. U dispacciu un è ghjuntu chi assai piu tardi. Ma a famiglia sapia diggia chi un dolu era accadutu. Cumu spiegà quest’affaru ? Mi pare chi l’ultimu fiatu di quellu chi sa ch’ellu a da more si ne andatu sin’a i soi. E incu tamanta forza chi l’amimali, ch’un anu persu quante noi, a percezzione di certe cose, l’anu entesa puru bè.
A morte. Cio chi m’arricava di piu a paura, è ch’ella annunciava a so affacata. A casa s’empia d’un odore di cera. O allora si sentia quante u rimore di un rilogiu. I finzione si facianu sente, pichjandu a a porta. Avianu qualcosa da di a i cristiani. Queste cose l’aghju viste e vistu dino personne chi aprianu porte e purtelle, dumandandu a l’anima santa di lascià a casa.
Aghju amparatu certe preghere mentre a notte di Natale. E si un le possu insignà, chi so masciu, l’adopru certe volte. U piu bellu e ch’ella marchja ! A pena in capu si ne va per quellu chi ne suffria e eiu bocchipensuleghju dopu avè pigliatu l’ochju.
A storia chi mi santavugliava di piu, s’ è passata in valle di l’Onca. A m’anu conta i duie omi a chi è stalvata. Seranu state cinque o sei ore di sera, in piazzile incu e capre e i cani. Si ne fallava pianu pianu a notte. Tuttu d’un colpu, anu entesu sopra elli, ma senza vede nulla, u rimore di una carretta chi passava. Incu mughji. Per fami capisce cio chi eranu questi mughji, l’anu paragunati a quelli di una dona ch’omu pulsaria. So fughjiti i cani. Si so sbandate e capre. Anu messu parechje ore a trovele. Parechji anni dopu, aghju sapiutu ch’elli avianu entesu a squadra d’arroza. A carretta chi si ne porta i dannati. Si vo leghjite « le cheval d’orgueil », vechju libru scrittu da Jakez Helias, vederete chi in Brittania dino, anu a listessa carretta. A chjamanu l’Ankou.
Allora, ditemi appena, dopu queste storie, cume si po omu trove u sonnu, quandu avete dece ani e ancu di piu ?
Basta di agguardà u focu e di sente a musica di e ceppe, di agguardà a brusta e omu trova torna a pace, a mezz ‘ a i soi.
Bon capu d’annu a tutti. Un n’appiate paura. Girate u vostru sguardu versu quelli chi vo tenite caru e chi vi tenenu caru e tuttu andara per u megliu !
PS.. le blog que vous parcourez, fait partie d’un site dédié à l’apprentissage de la langue corse. Si vous voulez le découvrir, cliquez sur l’image ci-dessous…

Une petite histoire…

Mettant à profit un peu de temps libre, je m’en vais de ce pas vous conter une petite histoire. Vous savez, une de ces histoires qui sont connues par cœur mais qui ont toujours autant de succès à la veillée. Talent du conteur, instant de partage. Parce que pour être tout à fait honnête, il n’est pas dit qu’avec ces macagne, nous soyons tout à fait dans le domaine de l’exactitude historique. Mais, nous n’en avons cure, car comme disent nos voisins de la botte, “ si non è vero, è ben trovatto ”
Désolé pour les non corsophones mais tout ceci n’a un sens qu’en langue nustrale. Je bascule donc sur la version corse tant à l’écrit qu’à l’oral…

Tempi d’una volta…ma un è cusi vechju l’affaru, u Filosorma a vistu assai abitanti mascii lascià u valle per andassine stantà u so pane in queste luntane culunie. Ci vulia puru parte chi a terra un sustentava piu u cristianu e chi tandu, quellu sacrifiziu purtava i soldi ch’ellu bisugnava a famiglia. Un pocu di benistà, una manera di pagà i studii di e surelle. Bon..bardianu di priggio in Cayenne, militariu per stu Tonkin.. Tonkin, Cochinchine è cusi ch’ellu si chjamava a l’epica u Viet-Nam.. Niolu, Filosorma e ogni locu, questa partenza un n’avia nulla di straurdinariu. Tenite, per quelli chi so bramose di ride, state da sente questa canzone (http://www.dailymotion.com/video/x5vhqj_quartier-maitre-de-charles-rocchi_music) Di sicuru, un sera micca un munimentu culturale ma a testimunienza di tempi fa.
Eppo, so turnati in casa questi culuniali. Qualchi ricordi, scatule di mah-jong, avoriu…e u palu !
Questa malatia, e frebbe cumu si dicia omu, vi lascia tranquillu mentre une stonda eppo, tuttu d’un colpu quelle chi ne suffria vedia cullà a so timperatura..e patansciava !
U duttore, chi tandu, venia di Calvi incu a so calescia, girava u valle e distribuia quella chinina.
Un ghjornu, s’è affacatu incu una vera rivoluzione ! Una manera nova di piglia a so midicina : u strughjinu o u suppusitoriu..cum’ella vi pare.
Ah..altru chi e pilule, piu efficace.
Ne a pripostu una scatula a unu, ch’omu chjamaremu Ziu, manera d’un mettesi a la male incu u pocu di famiglia chi li resta.
Di sicuru a dumandatu a Ziu, s’ellu sapia cume ci vulia aduprà u capatoghju. L’altru, u tintu, per un di ch’ellu un sapia micca, a rispostu iè. Forse un n’avia mancu capitu chi era una nuvità.
Bon, pertutu ch’ellu era u duttore, Ziu a dicisu di piglià a midicina. Un n’era dunque ne una pilula, ne una puzione. Umbeh..dopu avè ragiunatu una stonda incu a moglie, e cum’ellu un riescia da capisce a nota (forse un ci n’era mancu), Ziu a fattu a cosa a piu naturale. S’è sciacatu u pruduttu. Vi lasciu imaginà a prova ch’ella sera stata di mastucà e mastucà torna mentre una settimane, una scatula di strughjini. Impussivule da ingolle! Un scempiu !
Bon..forse un mese dopu, u duttore s’è affacatu torna in paese e s’è cansatu indè Ziu e a moglie. L’a dumandatu si a midicina avia fattu u so effettu..
Tandu a rispostu cusi, Ziu…incu una logica chi ci vole ammirà
«  Ô sgio duttore, a mi seria messa in qualchi locu, chi seria statu listessu »
U duttore, ch’ellu riposi, l’a corsa brutta ch’ellu ridia tantu e tantu ch’elle a risicatu di strangulassi ! Sarebbe statu assai logicu vistu a storia. Ma seria statu pecatu ! Chi e tantu peghju per u sicretu medicale e tantu megliu per noi, a prestu empiutu i paesi di st’affaru. E cusi ci a datu una macagna di quelle chi, per a magia d’internet, a da cuntinuà u so allegrettu caminu.

Allez, à la prochaine les enfants. Je reprends le fil de mes occupations professionnelles en espérant vous avoir un peu divertis.

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