Archives de catégorie : Lingua corsa

Rendez-vous en septembre !

Un texte en français et sa transcription sonore en langue corse en l’honneur du Fangu d’hier et d’aujourd’hui.

Bientôt quelques jours de vacances. Loin de la Corse et du village trop bruyant en été. J’y retournerai dans les premiers jours de septembre pour lancer la mouche dans le Fangu avant la fermeture de la pêche.

Avant de partir, j’ai voulu vous laisser un souvenir. Un film qui a quarante ans. J’ai hésité à la mettre en ligne car je n’ai pas eu l’autorisation des trois jeunes gens qui m’accompagnaient ce jour là. Mais qui va nous reconnaître ? Et puis si ça pose un problème, je retirerai la vidéo.
C’était en septembre aussi. Un lendemain de crue. Le pari c’était de descendre de Bardiana à Manso dans un bâteau pneumatique. San Quilicu, a verga, pozzu di u saltu…Je me dis que nous étions un peu fous même si nous connaissions la rivière par cœur.
Des souvenirs, de la fraîcheur et beaucoup d’eau.
Hélas, le Fangu d’aujourd’hui ne ressemble plus à ça.

Ce film est un souvenir de ma jeunesse mais aussi de ce que fut une rivière sauvage.
Ce que me racontent mes cousins est différent.
Beaucoup trop de monde, une eau sale et le Fangu qui souffre.
Il n’est pas question d’empêcher les gens de profiter mais un peu de respect pour la nature, ce n’est pas trop demander, me semble-t-
Sensible et fragile, sécheresse et surpopulation, la vallée résiste mal.
Mon souvenir est en fait un peu triste. L’eau a couru. Le temps aussi. C’est comme ça. Mais ce n’est pas une excuse pour laisser faire..le fameux lascià corre.
Bon, je ne veux gacher l’été de personne. Pensez juste un instant que vous êtes les locataires de vos enfants. Vous ne profiterez pas moins.

A bientôt amis du Filosorma et d’ailleurs !
PS.. le blog que vous parcourez, fait partie d’un site dédié à l’apprentissage de la langue corse. Si vous voulez le découvrir, cliquez sur l’image ci-dessous…

A Foce…

Pour parler du delta du Fangu, j’ai pensé aux corsophones en enregistrant le texte en corse (je me suis fait plaisir!). Donc, du français écrit et du corse parlé…

Ce billet est le dernier de la petite série consacrée à nos ballades de juin.  C’est une promenade un peu spéciale car elle est aquatique. Ce doit être la cinquième ou sixième fois que nous la faisons avec toujours le même plaisir. Il s’agit de naviguer pendant une petite heure dans l’embouchure du Fangu en louant un kayak.

Cette balade est très particulière pour moi. En créant ce blog, je n’avais pas d’autre ambition que de parler du Filosorma. En relisant les billets que j’ai écrits, je me rends compte que sans le faire exprès, j’ai jeté comme un pont entre les souvenirs de mon enfance et aujourd’hui, entre ceux qui ne sont plus et ceux qui peuvent encore découvrir ces lieux de promenade.

A Foce, comme le Tafunatu par exemple, est de ce point de vue un endroit extraordinaire. Lorsque nous étions gamins, l’embouchure du Fangu nous était présentée comme un lieu mystérieux, dangereux même à cause (nous disait-on) des sables mouvants. C’était le refuge des plus gros sangliers et des poissons énormes bien protégés des chasseurs et des pêcheurs par un maquis épais. Il n’était pas question d’y entrer et depuis la route, je regardais cette forêt en bord de plage comme j’aurais pu observer un petit bout d’Amazonie. J’ai noté que le jeune homme qui nous avait loué le kayak, ne savait pas que cet endroit où il passe une bonne partie de son temps se nommait a Foce.

Je vous propose (le lien est ici) de télécharger le document de l’IGN qui décrit la promenade mais raconte aussi l’histoire du lieu.

foce

Un petit conseil toutefois. Comme souvent dans le Filosorma, il faut éviter cette activité au plus fort de la saison estivale. Trop de monde, trop de lumière et trop de bruit. Non, il faut y aller en juin ou en septembre quand la nature reprend son souffle. Le matin ou lorsque le jour décline. C’est le paradis des cistudes. Une petite parenthèse à ce propos. En Corse, la plupart du temps, vous entendrez dire « a cuparella » alors que chez nous, c’est de « tistughjine » dont on parle. Le latin et son « testudines » est tout proche !  Et puis, faites moi plaisir, si vous n’en voyez qu’une ou deux, et même aucune, ne vous plaignez pas. La nature n’a pas d’obligation de résultat.

Le simple fait de ramer tout doucement dans les bras du Fangu, tout près de la plage de a riniccia avec la grande barrière en arrière plan, est un instant magique.  Les nymphéas à eux seuls, méritent le voyage. Si j’ai bien compris, ils n’étaient pas là à l’origine. Un bateau  aurait ramené volontairement ou non, les rhizomes. Un accident de parcours plutôt positif. On ne peut en dire autant à propos des écrevisses de Louisiane dont je découvre en lisant les textes du Conservatoire du Littoral, qu’elles auraient colonisé les lieux.

Il y a les tortues, quelques oiseaux, des nénuphars et puis le bruit de l’eau qui glisse le long du kayak. Une heure de sérénité. Comme toujours, les photos de la Belette Agile (son blog est ici) vous donneront une idée de la beauté de a Foce.

Le plus beau dans tout ça, c’est a Foce, on ne fait que l’effleurer. Le kayak ne pénètre pas au plus profond de la mangrove. Ainsi, le mystère qui entourait ce lieu, demeure presque intact. Il  y a peut être bien des sangliers géants et des truites énormes juste un peu plus loin.. Ça me plaît d’y croire.
PS.. le blog que vous parcourez, fait partie d’un site dédié à l’apprentissage de la langue corse. Si vous voulez le découvrir, cliquez sur l’image ci-dessous…

I pesci di i Scuglietti


Internet, quantunque, è qualcosa ! Era in tracce di circà una surtita vers’a Scandula, chi m’aghju trovu una carta di a costa vicinu di Galeria. A pocu pressu a un’ora, fallandu in direzzione di Portu, ci è u gruppu d’isulotti. Piuttostu qualchi scoglii, dunque ben numinati i scuglietti.

Questu nome, a fattu rivene, comu a spessu, assai ricordi e l’idea d’un articulu chi trattaria di u vucabulariu di a pesca e di i nomi di i pesci marini in Corsica.

U cumpagnu di mamma era di ceppu pedineru e avia passatu a so zitellenza in Oran,incu i pescatori,

Avia per u mare una passione di quelle ! Dopu qualche istatine da piscà da u bordu, s’era compru un batellu . Un picculu batellu di a pocu pressu cinque metri e in questu batellucciu, ci n’andavamu sbonorati vicinu a i Scuglietti.

L’affaru era impurtante e si priparava omu assai dinanzu. Ci vulia da cumprà u brumeghju incu u doppiu pinseru, prezzu e efficacità. Un si parlava di cumprà a un prezzu scemu scatule d’esche in Calvi. I gambaretti cungelati, primu prezzu, dopu qualchi provi, eranu stati a soluzione. Mi paria, quante a mè, postu chi si trattava di manghja roba di mare, chi sciacassi i gambaretti era piu sicuru chi di metteli indè l’acqua, sperandu piglià pesci. Era puru scrianzatu !

Ci vulia dino mantene u mutore. Senza permessu, era un 9,9 cavalli chi strazia assai per purtassi batellu e marinari di Galeria sin’a i scoglii.Era smuntatu ogni ghjornu, pulitu e dissalatu in un bidone tamantu pienu d’acqua dolce. Viaghjava mentre un’ora, tutti i ghjorni incu u rimore chi vo pudete imaginà. In piu di esse pescatore, era meccanicu! Duie passione..una cuntemplativa e l’altra assai rimurosa.. un speziu di Yin e di Yang ! Mamma un era stata tantu a fallu piantà incu queste sinfunie meccaniche o in tutti casi , ne avia limitatu a frequenza a cio chi era da veru necessariu.. i vicini eranu puru cuntenti chi senza di nulla ne avianu quantunque una techja. Malgradu tutte queste precauzione, m’è accadutu certe volte di rientre a remi chi stu mutoracciu avia dicisu di mettesi in greva !

A scelta di i scuglietti un s’era micca fattu per azardu. Una carta marittima era stata cunsultata e u locu, ghjudicatu prupiziu. Era veru ! Signore, paghjelli, perchette, turentule…a panuplia di i pesci detti « de roche » era presente. E certe volte, belli pezzi ! Tirava u bullintinu… vi aghju messu un diaporama per vede i pesci chi compunianu a nostra sporta incu i so nomi corsi.

U peghju per mè, era u mal di mare. Mareghju, odore di l’essenza, agguardà sempre inghjo. Umbeh, u pagava bellu caru u pesciu chi cullava. Un solu rimediu. Capiciottu e duie o tre giri indè l’acqua. Averaghju nutatu a spessu in stu locu e certi ghjorni, parechje volte indè a maitinata.

Dopu, ci vulia viutà u pesciu. Un tuccava micca a mè. Eppo manghjalu. Per quessa, eiu era forte ! A sera, torna, ci ne fallavamu in Galeria, piscà ochjate incu ligne « morte », aduprandu una pasta chi puzzava fatta ch’ella era incu casgiu merzu. Di ott’ore a mezzanotte. Chilos (iè, da veru) di pesciu, barcullati da u mare e per a musica chi venia di u night club.

Quand’omu a dicesette o diceottu anni, trove u so locu, un è faciule. Mi dispiacia d’un esse incu i ghjovanotti di a Stella Marina, incu e zitelle, e tutti st’affari… Ava, quandu ci pensu, mi pare chi era bè in questu batellu. Night club e zitelle..allora un sera megliu di sorte duie belli pesci a u chjar’ di luna, incu tutte e muntagne a cantu e u profume di a machja ?

Un credu micca !
PS.. le blog que vous parcourez, fait partie d’un site dédié à l’apprentissage de la langue corse. Si vous voulez le découvrir, cliquez sur l’image ci-dessous…

Falloir….

Il faut bien vivre ! Et comme traductions (nombreuses !) et rédaction du blog, se font sur la base d’un principe de gratuité, ce n’est pas ça qui fait bouillir la marmite. Bref, peu de billets depuis quelques temps mais je ne m’étais jamais imposé de ce point de vue, une quelconque obligation de résultat.

Au fil des traductions qui me sont demandées, je vois apparaître des demandes récurrentes. Une curiosité ou une difficulté si on veut, a appelé mon attention. Il s’agit de la gestion du verbe « falloir ».

En français, il s’agit d’un verbe du troisième groupe qui est un pur exemple de verbe impersonnel. En effet, il ne se conjugue qu’à la 3ème personne du singulier. On le retrouve parfois en forme pronominale « s’en falloir » mais ce n’est pas l’essentiel du sujet. Par contre, et nous allons voir que c’est une difficulté supplémentaire, falloir se conjugue en français avec l’auxiliaire « avoir ».

Pour en finir avec cette introduction, il est nécessaire de rappeler les sens de ce verbe. Il exprime le devoir, le besoin, la nécessité voire la convenance.

Donc, vous devez traduire en corse la phrase suivante.. il faut descendre au village..

Votre premier réflexe et il est légitime c’est de consulter un dictionnaire et bien entendu vous choisissez l’ADECEC INFCOR qui est une référence. Plusieurs propositions apparaissent :

abbisugnà, abbisognà, bisugnà qui signifie  : avoir besoin, nécessiter; falloir.
La nuance de ce verbe est relative au besoin . Elle n’est pas adaptée à la phrase que vous voulez traduire.

Il en va de même pour « appartene » qui dans lequel on retrouve la nuance de devoir.. il vous incombe, il vous appartient de ..

Même souci avec « occorre » où c’est la nécessité qui s’exprime..

C’est en toute fin de liste que vous trouverez la solution avec « vulè, volè ». Soit le verbe « vouloir ». Et oui en corse, ce verbe a une double acception «  vouloir » et « falloir ».

Et donc la traduction de  « il faut venir descendre au village » va nous donner « ci vole da fallà in paese »
Il faut bien comprendre..ci vole da capisce bè…etc etc..

Mais, que se passe-t-il si (et il s’agit de tournures courantes) vous voulez traduire la phrase suivante « il a fallu descendre au village ». Vous vous souvenez qu’en français, falloir se conjugue avec l’auxiliaire avoir. Donc, et cela semble logique, vous proposez « a vulsutu   da fallà in paese ». Hélas, ça ne marche pas. Ce que vous venez d’écrire est doublement incorrect car vous aurez « il a voulu  de descendre au village ». Supprimez donc le « da » pour écrire « a vulsutu fallà in paese » et ça ne marchera pas non plus car votre phrase signifie «  il a voulu descendre au village ». Ce satané verbe « vulè » manque de plasticité !

La solution ? Je ne vais pas faire durer le suspense.. c’est l’utilisation de l’auxiliaire « être ». Pour traduire « il a fallu », il faut penser « il est fallu » donc, « ci è vulsutu ».

Quelques phrases pour bien comprendre.. il a fallu manger…ci è vulsutu da manghjà… il a fallu monter.. ci è vulsutu da cullà.. et ainsi de suite.

Et bien entendu, on débouche sur un exercice de conjugaison pour respecter les temps.

Il faudra descendre…ci vulera da fallà.. il fallait monter …ci vulia da cullà… etc.. etc…

Néanmoins, vous pouvez utilisez les verbes que j’ai cités plus avant lorsqu’il y a une nuance de besoin..il faut que je marche…bisognu da marchjà… Une nuance de devoir…il faut que tu viennes….  « t’appartene di vene » ou « occore a tè di vene » ou enfin et bien plus usité « tocca a tè di vene » qui signifie, il faut venir parce que c’est ton tour ! !

En conclusion, un petit exercice auquel vous pourrez répondre. Comment traduiriez vous la phrase qui suit « il aurait fallu venir à la maison » ?  Tocca a voi ô zitté ! !
PS.. le blog que vous parcourez, fait partie d’un site dédié à l’apprentissage de la langue corse. Si vous voulez le découvrir, cliquez sur l’image ci-dessous…

Una veghja per capud’annu

Speru chi, avete tutti passatu un bon Natale in famiglia. A mo manera di prigavi un bon capu d’annu, è d’incippà un grand’ focu.
E quessa ben chi u tempu sia assai dolce. Virtuale u focu, ma u core ci è !
Dunque, bon capu d’annu.

Eppo, m’aghju da fà un rigalu chi v’appruffitara dino. Una veghja davant’ a u fucone incu storie in lingua nustrale. Storie chi arrecanu a paura. So e piu belle. Quandu m’arrestaragghju di parlà, puderete sente castizzà e ceppe , Spinghjite u lume, agguardate u focu e si un’avete a paura di e cose sopranaturale, statemi da sente sine a a fine.
So storie di tempi fa. Un ci era ancu electriccità in paese. E quandu ci vulia da fà u giru di a casa per cullà in camara, era impauritu. A lampana a petrollu un n’alluminava tantu e in circondu, ballavanu ombre belle spaventose.
A Corsica è una terra induve so puru prisente i spiriti. Qui un credu a nulla. Qualla, ci so assai cose ch’un riescu da spiegà,
Tenite..mi pare d’avè parlatu diggia di i mo zii, chi eranu tutti o guasi tutti, pertuti per queste culunie. Unu, u tintu, si n’è mortu in un accidente mentre u so ultimu viaghju. U car ch’ellu s’avia pigliatu è trabughjatu indè un travu. Mamma mi cuntava chi, à u mumentu esattu di a so morte, tutti i cani di u paese si so trovi sott’a i purtelli di a casa. Anu abbaghjatu a a morte. U dispacciu un è ghjuntu chi assai piu tardi. Ma a famiglia sapia diggia chi un dolu era accadutu. Cumu spiegà quest’affaru ? Mi pare chi l’ultimu fiatu di quellu chi sa ch’ellu a da more si ne andatu sin’a i soi. E incu tamanta forza chi l’amimali, ch’un anu persu quante noi, a percezzione di certe cose, l’anu entesa puru bè.
A morte. Cio chi m’arricava di piu a paura, è ch’ella annunciava a so affacata. A casa s’empia d’un odore di cera. O allora si sentia quante u rimore di un rilogiu. I finzione si facianu sente, pichjandu a a porta. Avianu qualcosa da di a i cristiani. Queste cose l’aghju viste e vistu dino personne chi aprianu porte e purtelle, dumandandu a l’anima santa di lascià a casa.
Aghju amparatu certe preghere mentre a notte di Natale. E si un le possu insignà, chi so masciu, l’adopru certe volte. U piu bellu e ch’ella marchja ! A pena in capu si ne va per quellu chi ne suffria e eiu bocchipensuleghju dopu avè pigliatu l’ochju.
A storia chi mi santavugliava di piu, s’ è passata in valle di l’Onca. A m’anu conta i duie omi a chi è stalvata. Seranu state cinque o sei ore di sera, in piazzile incu e capre e i cani. Si ne fallava pianu pianu a notte. Tuttu d’un colpu, anu entesu sopra elli, ma senza vede nulla, u rimore di una carretta chi passava. Incu mughji. Per fami capisce cio chi eranu questi mughji, l’anu paragunati a quelli di una dona ch’omu pulsaria. So fughjiti i cani. Si so sbandate e capre. Anu messu parechje ore a trovele. Parechji anni dopu, aghju sapiutu ch’elli avianu entesu a squadra d’arroza. A carretta chi si ne porta i dannati. Si vo leghjite « le cheval d’orgueil », vechju libru scrittu da Jakez Helias, vederete chi in Brittania dino, anu a listessa carretta. A chjamanu l’Ankou.
Allora, ditemi appena, dopu queste storie, cume si po omu trove u sonnu, quandu avete dece ani e ancu di piu ?
Basta di agguardà u focu e di sente a musica di e ceppe, di agguardà a brusta e omu trova torna a pace, a mezz ‘ a i soi.
Bon capu d’annu a tutti. Un n’appiate paura. Girate u vostru sguardu versu quelli chi vo tenite caru e chi vi tenenu caru e tuttu andara per u megliu !
PS.. le blog que vous parcourez, fait partie d’un site dédié à l’apprentissage de la langue corse. Si vous voulez le découvrir, cliquez sur l’image ci-dessous…

Une petite histoire…

Mettant à profit un peu de temps libre, je m’en vais de ce pas vous conter une petite histoire. Vous savez, une de ces histoires qui sont connues par cœur mais qui ont toujours autant de succès à la veillée. Talent du conteur, instant de partage. Parce que pour être tout à fait honnête, il n’est pas dit qu’avec ces macagne, nous soyons tout à fait dans le domaine de l’exactitude historique. Mais, nous n’en avons cure, car comme disent nos voisins de la botte, “ si non è vero, è ben trovatto ”
Désolé pour les non corsophones mais tout ceci n’a un sens qu’en langue nustrale. Je bascule donc sur la version corse tant à l’écrit qu’à l’oral…

Tempi d’una volta…ma un è cusi vechju l’affaru, u Filosorma a vistu assai abitanti mascii lascià u valle per andassine stantà u so pane in queste luntane culunie. Ci vulia puru parte chi a terra un sustentava piu u cristianu e chi tandu, quellu sacrifiziu purtava i soldi ch’ellu bisugnava a famiglia. Un pocu di benistà, una manera di pagà i studii di e surelle. Bon..bardianu di priggio in Cayenne, militariu per stu Tonkin.. Tonkin, Cochinchine è cusi ch’ellu si chjamava a l’epica u Viet-Nam.. Niolu, Filosorma e ogni locu, questa partenza un n’avia nulla di straurdinariu. Tenite, per quelli chi so bramose di ride, state da sente questa canzone (http://www.dailymotion.com/video/x5vhqj_quartier-maitre-de-charles-rocchi_music) Di sicuru, un sera micca un munimentu culturale ma a testimunienza di tempi fa.
Eppo, so turnati in casa questi culuniali. Qualchi ricordi, scatule di mah-jong, avoriu…e u palu !
Questa malatia, e frebbe cumu si dicia omu, vi lascia tranquillu mentre une stonda eppo, tuttu d’un colpu quelle chi ne suffria vedia cullà a so timperatura..e patansciava !
U duttore, chi tandu, venia di Calvi incu a so calescia, girava u valle e distribuia quella chinina.
Un ghjornu, s’è affacatu incu una vera rivoluzione ! Una manera nova di piglia a so midicina : u strughjinu o u suppusitoriu..cum’ella vi pare.
Ah..altru chi e pilule, piu efficace.
Ne a pripostu una scatula a unu, ch’omu chjamaremu Ziu, manera d’un mettesi a la male incu u pocu di famiglia chi li resta.
Di sicuru a dumandatu a Ziu, s’ellu sapia cume ci vulia aduprà u capatoghju. L’altru, u tintu, per un di ch’ellu un sapia micca, a rispostu iè. Forse un n’avia mancu capitu chi era una nuvità.
Bon, pertutu ch’ellu era u duttore, Ziu a dicisu di piglià a midicina. Un n’era dunque ne una pilula, ne una puzione. Umbeh..dopu avè ragiunatu una stonda incu a moglie, e cum’ellu un riescia da capisce a nota (forse un ci n’era mancu), Ziu a fattu a cosa a piu naturale. S’è sciacatu u pruduttu. Vi lasciu imaginà a prova ch’ella sera stata di mastucà e mastucà torna mentre una settimane, una scatula di strughjini. Impussivule da ingolle! Un scempiu !
Bon..forse un mese dopu, u duttore s’è affacatu torna in paese e s’è cansatu indè Ziu e a moglie. L’a dumandatu si a midicina avia fattu u so effettu..
Tandu a rispostu cusi, Ziu…incu una logica chi ci vole ammirà
«  Ô sgio duttore, a mi seria messa in qualchi locu, chi seria statu listessu »
U duttore, ch’ellu riposi, l’a corsa brutta ch’ellu ridia tantu e tantu ch’elle a risicatu di strangulassi ! Sarebbe statu assai logicu vistu a storia. Ma seria statu pecatu ! Chi e tantu peghju per u sicretu medicale e tantu megliu per noi, a prestu empiutu i paesi di st’affaru. E cusi ci a datu una macagna di quelle chi, per a magia d’internet, a da cuntinuà u so allegrettu caminu.

Allez, à la prochaine les enfants. Je reprends le fil de mes occupations professionnelles en espérant vous avoir un peu divertis.

PS.. le blog que vous parcourez, fait partie d’un site dédié à l’apprentissage de la langue corse. Si vous voulez le découvrir, cliquez sur l’image ci-dessous…

Suffixes….

C’est bien joli de raconter des histoires, des contes et autres anecdotes. Mais il n’y a pas que la macagna dans la vie ! Et avec toutes ces digressions, j’ai laissé un tantinet de coté, la partie “ pédagogique ” (osons le mot ) de cet espace. Maintenant, il n’est pas interdit non plus de s’amuser. Il me semble que c’est au demeurant la meilleure manière de progresser. Nous allons essayer en tous cas,

Donc les suffixes. Un suffixe, c’est un petit quelque chose en plus que vous rajoutez à un mot pour créer un mot différent, un adjectif, un adverbe voire un verbe. Premier exemple qui me vient à l’esprit, c’est “ isme ” qui accolé à un adjectif ou pourquoi pas un nom propre, va permettre de décliner toute une série de doctrines politiques du libéral-isme au Marx-isme etc etc (les tirets sont là pour la démonstration bien entendu)

En langue corse, vous retrouverez cette même logique.. un nouveau mot ( manu , la main…manata, la poignée), ou un autre adjectif (estru, le caprice…estrosu, capricieux) et ainsi de suite.

Mais ce qui m’intéresse dans cette affaire et sauf erreur de ma part, c’est une chose qu’on ne retrouve pas ou fort peu en langue française, c’est la suffixation (oui, ça existe) qui permet de marquer le diminutif, l’augmentatif et le péjoratif de manière courante. Et si on le souhaite, d’accentuer l’effet recherché en doublant ou triplant ledit suffixe.

Exemple avant de commencer. En français, vous direz un petit enfant plutôt qu’un enfançon ( rare !) ou un petit garçon plutôt qu’un garçonnet (pas rare mais quasi littéraire). Reprenons donc ce dernier exemple. En corse, vous pourriez dire “ un picculu zitellu ” mais “ zitelletu ” sera bien plus audible. Et oui, l’usage du suffixe en langue corse est naturel. Et où ça devient tout à fait amusant, c’est lorsqu’on se décide à comment dire…affiner en doublant et triplant les suffixes…

Un exemple tout simple que vous allez pouvoir reproduire à partir d’autres mots. Et pour cet exemple, je vous propose de trouver la traduction corse de “ un poussin ”. Pas difficile…. c’est “ un piulu ”.

Comme ce poussin est petit, vraiment petit, et que vous voulez le faire sentir, vous n’allez pas dire “ un picculu piulu ” (dur à prononcer et moche !) mais vous allez rajouter un suffixe “ ellu ” ce qui nous donnera “ un piulellu ” soit le petit poussin. Mais comme ce poussin est en plus mignon, vous allez si je puis dire, rajouter une troisième couche de suffixe avec “ ucciu ”. Et notre mignon petit poussin français deviendra sur l’île “ un piulellucciu ”. Et comme il est vraiment minuscule, on se lance dans un “ ellu ” de plus pour avoir un très très petit et mignon petit poussin soit “ un piulellucciullelu ”. Pour être honnête, je doute que quelqu’un aille aussi loin dans le détail anatomique de ce qui n’est jamais qu’une poule en devenir.

Et ça marche aussi avec l’augmentatif. Un grand-père français devient un babbone corse ( Babbu-one) où l’augmentatif, vous l’avez compris, est dans le “ one ”.

Continuons à nous amuser avec notre poussin. U piulu. Il est plutôt grand. Donc, ça devient…roulements de tambour.. “ un piulone ” mais il reste mignon donc.. “ un piulonucciu ” Euh, c’est là que l’on peut voir tout de même que la démonstration se heurte à quelques réalités anatomiques.

A vous maintenant de jouer après un bref rappel…
Les suffixes diminutifs sont “ ettu /a ” ou “ ellu / a ” (petit/ e), “ ucciu /a ” (très petit et mignon en prime)
Le suffixe augmentatif est donc “ one ”
Le suffixe péjoratif est “ acciu ” (masculin) et “ accia ” (féminin)

A partir de là, je vous propose sans vous donner la solution de me dire comment vous allez faire pour dire d’un enfant qu’il est tout petit et mignon ou d’une dame qu’elle est petite mais mauvaise et vous allez voir que cette déclinaison est non seulement souhaitable dans une approche idiomatique mais très intéressante aussi pour la prononciation.

Et n’oubliez pas.. u troppu stroppia.. ne vous lancez pas dans la traduction de “ un tout tout petit chien très très mignon ”. Dans ces cas là optez pour le réaliste “ cusi bellu questu catellu ! ”

 

PS.. le blog que vous parcourez, fait partie d’un site dédié à l’apprentissage de la langue corse. Si vous voulez le découvrir, cliquez sur l’image ci-dessous…

Mamma e i so pruverbii

La page que j’ai mise en ligne et qui est dédiée à la traduction en langue corse, rencontre un certain succès. C’est du travail sans nul doute  mais aussi un grand plaisir que de rendre service et bien entendu l’occasion d’apprendre de nouveaux mots. Toutefois, une difficulté se fait jour lorsqu’on me demande, et c’est fréquent, de traduire des proverbes français. La traduction littérale n’a aucun sens et il me faut alors trouver l’équivalent. Ce qui n’est pas toujours simple car je suis loin d’être érudit en ce domaine (entre autres!).

« Les chiens ne font pas des chats » nous donnera par exemple « i corvi un fanu cardellini » mais comment rendre l’idée contenue dans « l’habit ne fait pas le moine » ? Celui là, par chance, je le connais. « Vesti un bastone, pare un barone » mais souvent je sèche. Bref, tout ceci m’a donné l’idée d’écrire quelques lignes sur les proverbes et expressions que ma maman utilisait.

« Chi di ghjallina nasce in terra ruspa ». Celui qui naît de la poule, grattera le sol. J’adore ce dicton car il est très imagé. Comme souvent, les proverbes trouvent leur origine dans l’observation de la vie animale. Cela étant dit, la leçon de l’histoire est assez pessimiste. Personne n’échappe à son destin et nos actes seraient donc de façon inéluctable, dictés par nos origines.

« In bocca chjosa, un ci entre ne mosche ne bonbucco’ » « dans une bouche fermée, il n’entre ni mouche ni prune » Grande sagesse en vérité ! Le silence est d’or sans nul doute mais le sage insulaire est conscient que si on ne parle pas, il n’y a aucun risque qu’on profère une bêtise mais pas davantage de chance de goûter à une succulente reine-claude ! Vous l’aurez compris, c’est une affaire de mesure où sont renvoyés dos à dos, le taiseux et le bavard. Voilà que nous retrouvons ici la leçon des langues d’Esope. La meilleure ou la pire des choses !

« Torna Vignale » Grand classique auquel j’avais droit lorsque, et il semble que c’était fréquent, je renouvelais une bêtise quelconque. Vous connaissez sans nul doute l’origine de cette expression très usitée lorsqu’il s’agit de reprendre celui qui retombe dans ses travers. Pour ceux qui l’ignoreraient encore, je m’en vais la résumer. Il s’agit d’une anecdote relative à un marchand de marmites venu à Vignale. Profitant qu’il était absent, des gamins avaient aiguillonné son âne, lequel sous le coup de la douleur, était parti en courant en brisant toute sa charge. La saison suivante, arrivé à l’embranchement, le baudet s’était de lui même dirigé vers Vignale. C’est là que son maître avait eu cette expression passée en forme de proverbe « torna a Vignale chi è un bellu paese ! » La version complète est en effet celle-ci « Retourne donc à Vignale que c’est un beau village ». Au Niolu, j’ai entendu la même histoire mais avec un montreur d’ours. Bon, il faut croire qu’il s’est vraiment passé quelque chose dans la Custera parce que ce genre d’anecdote ne sort pas du néant.

« Baccala per Corsica » en est la preuve ! La plus mauvaise morue était destinée à l’île. C’est en tout cas ce que prétendait un pamphlet anti-gênois du XVIIIème siècle. Et c’est toujours ce qu’on dit lorsque il y a un soupçon de discrimination à notre endroit.

Bien, il y en a des dizaines comme ça mais je vais conclure en vous racontant de manière plus détaillée, une petite histoire avec sa morale. Une petite histoire triste mais bon, c’est souvent le cas. Et puisque j’ai cru comprendre que vous appréciez l’exercice, je vous propose le fichier son correspondant. Ah, avant d’oublier, un conseil de lecture sur les proverbes : l’anthologie des expressions corse de Fernand Ettori aux éditions Rivages.


Dunque tempi d’una volta.. ci era in paese, un zitellu chi si ne turnava in casa tutte e sere, bellu tristu. Allora, a u mumentu datu, a so mamma l’avia dumandatu cio chi si passava. E u tintu l’avia spiegatu. Ogni ghjornu, a maestra dumandava a i sculari cosa avianu manghjatu. U tale rispundia figatellu, l’altru dicia un pezzu di carne, u terzu past’asciutta ..Bon.. e ellu chi a so famiglia era da veru assai povera dicia tutti i ghjorni « m’aghju manghjatu a pulenta » Pulenta mane e sera. Era a risa ! E a maestra, chi quante a mè un n’era cusi brava si campava di fallu piglià in burla da tutti.

Allora, a mamma a datu questu cunsigliu a u figliolu.. « a prossima volta, rispondi chi tu ai manghjatu pernice »
U lindumane, a maestra a fattu cume a u solitu « allora ch’ai manghjatu » e ellu di risponde bellu fieru « pernice ô Madama ».. Suspresa, a maestra a fattu cusi « ah ah…e quante n’ai manghjatu ? » E un tintu a rispostu « tre fette ! ! » Ô u poveracciu, ô i risi, avia fattu u so pruverbiu. A murale di l’affaru per Mamma ?

« Pane e pernice..affaru di famiglia un si dice ! ! »

Et j’essaie de m’en souvenir encore aujourd’hui !

PS.. le blog que vous parcourez, fait partie d’un site dédié à l’apprentissage de la langue corse. Si vous voulez le découvrir, cliquez sur l’image ci-dessous…

Cacciate (2)

Si sente pichjà a a porta.. Entrite, entrite ô zittè chi fora face un fretu chi si seca. Mirate,  aghju incipattu gran’focu. Pusate vicinu u caminu, pigliatevi un bichjeru di vinu e quandu sera pronta a brusta, ci faremu duie o tre arrustite. Allora, pare chi vi anu piaciutu e cacciate di Jojo e chi ava, vulete sente quelle di Titine ?
Si l’affaru un sorte micca di casa e vi possu narrà.
Dunque v’aghju da parlà di Titine. Era una dona brava ma comu possu di..piutttostu senza malizia. Dicia cio ch’ella pinsava e cose cum’elli li venianu. Stava in Niolu e tra di noi ci era a parintia, alluntanata ma parintia quantunque. Luntanu ch’ella era un la vediamu tantu, chi a l’epica, cullà di Filosorma in Niolu era una spedizione. E a mè, mi dispiacia d’un cunoscela chi Mamma m’avia dettu, chi quandu era natu, Titine m’avia trovu assai bellu. Dicia sempre chi criature quante mè un ci ne era tantu. E era bramosa di vedemi torna. E di sicuru esse ammiratu cusi mi piacia assai !
Un ghjornu, avia a pocu pressu quindec’anni, avemu dicisu di fà in duie o tre ghjorni u giru di i nostri parenti niulinchi. V’arricurdate a canzone « a muntagnera » di u tintu Marcellu Acquaviva di l’Acquale ?
Avvedeci ô Filosorma
Incu i parenti e l’amichi
Sempre ligati a u Niolu
Per e gioe e li castichi
Da Montestremu a lu mare
Avemu listessi antichi…
Dunque, si simu cansati in parechje case per finisce per quella di Titine. Era puru cuntentu di vede in fattu fine questa dona chi mi tenia cusi caru. Ohimè..quandu so entrutu in salottu induve c’ aspettava, l’aghju entesa di..(tanti anni dopu, aghju sempre e so parolle in mente ! !) quand’ella m’a vistu
« E quessu Anto’..ma cum’ellu è goffu..un la dicu piu ch’ellu è bellu..ma cum’ellu è inguffitu..ma cusi goffu..ma cusi goffu ! »
Tutt’in terra ô zittè. A m’aghju pigliata e m’aghju tenuta. So surtitu, cochju cochju, manera d’ingolle cio chi mi paria tandu un bel’affrontu. U peghju è chi quarant’anni dopu, i mo cari cugini carnale ( si ricunusceranu) si campanu certe volte quandu m’affacu, mughjandu « ma cusi goffu ! »
Un’altra volta, Titine si n’era andata da fà una visita a una paesana chi venia di parturisce. Ci vole da sapè chi a surella di Titine, pocu tempu nanzu avia persu un ciucciu qualchi ghjorni dopu a so nascita. Quand’ella a vistu u cininu indè u so veculu, a fattu questa cacciata « ah..i belli morenu e i goffi campanu »
Cusi si vede chi di a belleza e di u guffeghju, a nostra amica ne avia primura !
Bon..eiu mi so rimessu di sta vergogna..un n’era cusi grave ma a mamma chi s’a pigliatu in faccia quellu ghjastemu, un so micca sicuru ch’ella appia troppu prizziatu l’affaru.
Tempi d’una volta… ava so tutti in Paradisu, Jojo, Titine e l’altri e so sicuru chi certe volte, si campanu di risu, l’anghjuli e i cherubini !

PS.. le blog que vous parcourez, fait partie d’un site dédié à l’apprentissage de la langue corse. Si vous voulez le découvrir, cliquez sur l’image ci-dessous…

Cacciate!

Amicu pinzutu, mi scusarè chi, oghje, aghju scrittu in corsu senza traduzzione. Ma aghju pinsatu dino a quelli chi strazianu per leghje a nostra lingua. M’aghju arregistratu e cusi, ommancu puderete sente si un riescite da leghje.

Dunque, vulemu parlà di e cacciate. Una cacciata è une replica spiritosa o certe volte scherzosa  ch’omu po chjamà ancu tirata s’ella è un pocu longa. Ma quante a mè, e piu belle so quelle chi un so micca fatte apposta.

Aspessu, e cacciate so ligate a unu o una, chi senza malizia, fanu cumu si dice, u so pruverbiu. Aghju sempre in mente certe vechje dedicate a i raconti, fole e altri stavaltoghji. A un mumentu datu, qualchisia dumandava sempre..  « ahè, contaci l’affaru di u tale ». E ci campavamu ben chi queste storie l’aviamu entese forse piu di dece volte.

Allora, vulemu fà quante si eramu vicinu a u fucone e tuccara a mè di fà u narratore.

Quandu omu parla di cacciate, pensu a duie personne. Un omu e una dona. I veri nomi firmaranu secreti e i chjamaraghju qui, Jojo e Titine…

Duie o tre cacciate di Jojo per cumincià..Una volta, u nostru Jojo si ne cullava carcu quante un zimpignaghju, trascinendu nante e so spalle, un bellu carcu di legne. Una mosca u stuzzicava, allitata di sicuru da u sudore. U tintu, un la pudia fà parte. A un mumentu latu, chi ne avia una techja, a lasciatu cascà u legnu in terra, s’a acchjappatu a mosca. I testimonii pinsavanu ch’ellu avia da tumbala per vindicassi. Inno ! L’a strappatu l’ale e a surtitu questa cacciata, lasciendula parte…  «  Ava, marchja a pedi cume mè ! ! ».

Un’altra volta, s’era cansatu in casa di paesani ch’avianu persu a so mamma. Facia cume si dice, i so duveri. Quand’ellu è ghjuntu, i figlioli dopu duie o tre parolle di  circunstanza l’anu dumandatu s’ellu vulia vede a so mamma, per un di a morte o u corpu. E ellu a rispostu «  Perche, è arritta ? ! » Ohimè, pare chi i tinti fratelli, ch’un avianu tantu u core a ride, un a possutu tene..

Un’ultima di Jojo….Per fà un travu di tettu, bisugnavanu in paese, un fustu longu e ben dirittu. Questu fustu l’avianu trovu, un lariciu, indè a Cavichja, vicinu u fiume. Ma ci vulia a fallu ricullà piu in su. Incu e fune, u trascinavanu cum’elli pudianu a mezzu machja, in un bellu pindone. Tiravanu e tiravanu torna, eranu stanchi. Jojo, per tirà piu a l’asgiu, s’era affunatu. Avia a corda chi facia u giru di u so corpu. Cio ch’avia d’accade è accadutu.. Tuttu d’un colpu, l’è scappatu da i mani u fustu e l’anu vistu trabughjà e un tintu Jojo, trabughjà anch’ellu ! Cinque minute dopu, anu intesu piu ‘gno, u rimore di u legnu chi capisciutava indè l’acqua. Santavugliati, anu cuminciatu da fallà sin’a u fiume pinsendu ch’elli avianu da trove a Jojo sticchitu mortu, in duie o tre pezzi.. Pinsate..fallandu pianu pianu, anu trovu un nostr’amicu chi se ne cullava, senza nulla di rottu, appena insanguinatu. L’avia corsa puru brutta ! L’anu dumandatu subitu cum’ellu avia fattu per sfrancassi cusi.
Ellu, tranquillu, l’ a rispostu senza manera « ..umbeh.. induve passava u pinu, passava anch’eiu e quand’ellu saltava saltava anch’eiu.. »

Vecu chi, incu e cacciate di Jojo, aghju scrittu abbastanza per oghje. Quelle di Titine aspettaranu un pocu.
A dopu, o zittè, per un altra veghjata si vo vulete !

PS.. le blog que vous parcourez, fait partie d’un site dédié à l’apprentissage de la langue corse. Si vous voulez le découvrir, cliquez sur l’image ci-dessous…