Bergeries de Saltare..

Deuxième sortie du mois de juin 2016. Après le col de Melza, histoire de dérouiller un peu les muscles, nous passons à une randonnée plus sérieuse. De 800 à 900 mètres de dénivelé suivant le point de départ choisi.

Le but de cette marche est la bergerie de Saltare, étonnant abri que les bergers ont façonné sous un bloc de rhyolite ignimbritique (Une ignimbrite est une roche formée de débris de lave acide issus d’une nuée ardente et soudés avant leur refroidissement, mélangés à une matrice vitreuse..merci qui ? Merci Wiki!),

Elle a été utilisée jusqu’à une période récente par des bergers du Mansu ou de Montestremu et est toujours fréquentée comme bivouac pour ceux qui montent vers le Mont Saltare ou la Ucella, au pied du col des Maures, point à partir duquel il est possible de faire la traversée vers l’Andatone (confer à ce propos Corse sauvage le blog est ici),

C’est un aller retour qui ne présente pas de difficultés majeures à condition d’être attentif sur certains points où il est possible de perdre le chemin, naguère bien entretenu,

carte

Une alternative au départ.. soit à partir de la piste qui démarre avant Montestremu,,,, soit en suivant le fleuve dès Bardiana, toujours sur la rive droite.

C’est cette dernière option que je conseille.

En partant de Montestremu, il faut franchir à l’aller et au retour le petit col ce qui rajoute une bonne centaine de mètres. L’avantage c’est qu’on ne peut se perdre puisqu’il s’agit de suivre presque jusqu’au bout la piste qui rejoint le captage de la Cavichja,

En partant de Bardiana, il faut passer en dessous du snack « a muvrella » et au retour y boire une bière (!), emprunter la passerelle et avant d’arriver au fleuve, tourner à droite pour trouver le chemin qui longe le Fangu (toujours rive droite!). Vous rejoindrez, au bout de ¾ d’heure environ la piste forestière du captage, évoquée plus avant,

A partir de là, les itinéraires sont identiques. Ils remontent la vallée de la Cavichja,

Il ne faut pas aller jusqu’au captage.. après un radier, surveillez la piste et avant un regard en béton, descendez vers la rivière que vous traversez à gué pour retrouver le chemin en face.

Si vous arrivez au captage..tant pis..traversez et montez tout droit (raide!) sur une cinquantaine de mètres pour retrouver le chemin qui suit une courbe de niveau jusqu’au traghjettu di u zoppu, le gué du boiteux. Traversez.. Vous étiez rive gauche, vous repassez rive droite.

La montée en lacets va jusqu’à un petit col à partir duquel vous avez une vue imprenable sur i cascitonni..le cirque de la solitude pour les non corsophones.

Redescendez vers le ruisseau et vigilance car le chemin n’est pas aisé à trouver. Il faut traverser le ruisseau et monter tout droit. Un passage un peu délicat va se présenter à vous car deux pins obstruent le chemin entre deux blocs de rocher. Continuez à monter à vue…un premier gros rocher, puis un second vont se découvrir dans la pinède. C’est la bergerie.

Dans le temps, sous un bloc, près de Saltare, il y avait une source et le tuyau pour amener l’eau courante au bivouac. Je ne garantis plus cet élément de grand luxe.

Bon, compter trois heures pour monter et deux heures pour descendre… au minimum. Trois heures trente à la montée est un pronostic plus raisonnable.

Retour par le même chemin et merci à Madame pour ses photos (son blog est ici).

PS : attention au temps ! Il tourne vite et il nous a fallu redescendre plus tôt que prévu sous la pluie alors qu’à Bardiana, c’était grand soleil.

PS.. le blog que vous parcourez, fait partie d’un site dédié à l’apprentissage de la langue corse. Si vous voulez le découvrir, cliquez sur l’image ci-dessous…

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