Quale so..Qui suis-je

Il faudrait commencer par dire ce que je ne suis pas. Un professeur, un spécialiste, un érudit.

Une fois ceci posé, je peux préciser que je suis un corse amoureux de la langue et de la culture de son pays d’origine. Au travers du site « amparà a lingua corsa » et de ce blog, il y a une tentative de promouvoir l’une et l’autre.

Ayant toujours vécu sur le continent, je suis la preuve qu’il est possible de ne pas couper avec ses racines en pratiquant la langue (même si les locuteurs sont de plus en plus rares) et en s’intéressant à tout ce qui se passe dans l’île.

Le site que j’ai monté est difficile à enrichir.. un gros travail alors que je n’en manque pas par ailleurs. Le blog est un vecteur plus souple pour s’exprimer et échanger. Il m’est apparu comme un complément utile. Je l’alimenterai au fur et à mesure de mes envies, de mes colères et surtout du désir de partager certaines questions liées à l’usage de la langue. Français et corse seront utilisés de manière indifférente. Etymologie, mythologie, syntaxe..je ne sais pas si je pourrai vous apporter grand chose mais je ne doute pas que vous m’apporterez beaucoup.

A dopu car’amichi

3 réflexions au sujet de « Quale so..Qui suis-je »

  1. Codaccioni

    Bonjour et bravo pour votre démarche linguistique et culturelle, toutefois concernant votre commentaire sur les deux petites vieilles du film abordant l’ochju (nos cousines, tantes et grands-tantes Françoise et Angèle Mondoloni, centenaires extraordinaires connues bien au-delà du Valinco et de la France pour leur sagesse, leur gentillesse et leurs dons de guérisseuses ) que vous semblez plaindre pour on ne sait quelle raison (peut-être liée à leur prétendue inconscience de la capacité de la télévision à violer les secrets de  » l’oeil « ) nous tenons à préciser ceci. Non seulement elles n’ont jamais révélé les secrets de leurs prières (qui vous semblent peut-être pur folklore) quand et à qui il ne fallait pas, mais elles n’ont jamais rien montré d’autre à la caméra que ce que les personnes qui venaient les voir (gratuitement et à n’importe quelle heure du jour ou du soir) pouvaient observer ou entendre. Ayant voué leurs vies aux autres, sans limite et jusqu’à leur mort, ayant souffert en silence avec pour seule consolation des deuils et malheurs de l’existence -qui les habillèrent de noir, une foi qu’elles cultivaient loin de toute église ou bigoterie, ayant soulagé, aidé, aimé et guéri tant de générations de Corses et de touristes venus du monde entier (auxquels elles offraient le peu qu’elles avaient), ayant été les avocates et les protectrices infatigables de la mémoire et parfois du droit de tant de familles frappées par l’injustice grâce au seul pouvoir de conviction de leur logique et de leur raison, et surtout pour leur droiture reconnue par tous, nous ne pouvons tolérer la moindre insinuation (fut-elle même inconsciente ou simple maladresse) de quelqu’ombre entachant leur mémoire. Alors en leur nom comme en celui de toute notre famille, parents, amis et proches, et parce qu’elle ne peuvent plus faire entendre leurs voix, nous vous demandons en toute amabilité de bien vouloir éclaircir votre propos sans voiler leur mémoire, ou si vous ne le pouvez, de ne pas illustrer l’usage de leur image par un commentaire désobligeant ou qui pourrait encore être perçu comme tel. Nous espérons que vous comprendrez le sens de ces doléances qui partent du coeur et s’adressent au vôtre. N’hésitez pas à nous joindre via l’adresse mail si vous le désirez. Sur ces mots nous vous souhaitons le meilleur pour cette nouvelle année qui éclôt.
    Paci è saluta.
    Ghjuvan Paulu Codaccioni

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  2. linguanostra Auteur de l’article

    Bonjour,
    Tout d’abord merci pour vos encouragements et vos vœux. Permettez moi à mon tour de vous dire « Pace e salute a voi e a tutti quelli chi vi so cari ! »
    Ravi de savoir tant d’années après mon premier visionnage de cette émission, qui étaient ces signatore et de mettre un nom sur leur visages bienveillants.
    Pour le reste, il me faut vous apporter quelques éclaircissements de nature à lever toute ambiguïté.
    Tout d’abord, si vous m’avez lu avec attention, vous aurez compris qu’il ne s’agit pas pour moi de folklore. J’explique dans mon billet comment j’ai appris ces prières de la bouche même de ma Maman. Autant vous dire que ça revêt de ce simple fait, une importance que vous mesurez sans nul doute.
    Pour en revenir à vos tantes, je n’ai pas visionné l’émission en son entier depuis quelques temps donc je fais confiance à mes souvenirs pour vous préciser ceci. Ces dames montrent à la camera ce que tout le monde peut voir en effet. Mais elles prononcent aussi les prières. L’une d’entre elles le fait d’ailleurs remarquer à sa parente qui lui répond que ce n’est pas grave car les gens qui les écoutent ne comprennent pas le corse. Or et certainement sans les en avoir informées, le réalisateur les a piégés en sous-titrant. Il n’aurait jamais dû faire une chose pareille. Je trouve qu’il a trompé la confiance qui lui avait été accordée.
    Ceci étant dit, il est évident que je ne voulais rien insinuer de malveillant et surtout pas voiler la mémoire de personnes dont la bonté transparaît au travers des images. Mais il faut croire que j’ai été maladroit puisque vous l’avez perçu ainsi.
    Amicizie paesane

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  3. Muryel

    Bonsoir,
    Merci. Grazia, Ampargu a lingua corsa… Ma ùn so micca corsu ( o corsa?)… Provu… provu è provu… ùn capiscu ancu tuttu!
    J’ai découvert la Corse de plein fouet en 79 dans des conditions plus que dramatiques, et c’est comme si depuis je la portais en moi, alors, j’ai décidé d’apprendre le corse. c’est la langue la plus difficile que j’aie jamais apprise! Mon père parlait le basque…
    Amicizia
    Muryel

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