Bocca di Melza

Juin 2016…retour au village et quelques randonnées plus ou moins difficiles,  à partager. La première, c’est celle de bocca di Melza..

En 1992, la crue exceptionnelle du Fangu (article ici) a retenu l’attention, car ce sont les ponts et les routes  qui étaient touchés. Des dégâts bien visibles. Mais, dans d’autres endroits moins fréquentés, les modifications du paysage ont été tout autant spectaculaires, voire davantage.
Il en est ainsi de la montée vers le col de Melza, but de notre première randonnée de juin 2016, histoire de se mettre en jambes pour des sorties plus consistantes.

Avant la crue et les éboulements qu’elle a engendrés, il était tout à fait possible de monter en VTT jusqu’au col. Arrivés au plateau d’Erbaghju, la dernière portion du trajet était même très roulante. Les murs de soutènement étaient les témoins des travaux importants  réalisés pour créer cette liaison entre la vallée du Filosorma et la région de Serriera et à partir de là, le golfe de Portu. Grosso modo, vers le canton des Deux Sevi.

Citons l’excellent blog corse-sauvage.  C’est « ,,l’une des rares randonnées faciles du Filosorma, idéale pour prendre contact avec la région avant de se lancer dans des aventures plus corsées.. »

Le départ est simple. Après Tuarelli, il faut tourner à droite après le pont qui franchit le ruisseau de Perticatu et emprunter la piste forestière. Cette piste est praticable pour les voitures de tourisme et il est possible de remonter jusqu’à l’embranchement qui permet de rejoindre la maison forestière de Piriu. Là, on monte tout droit.
Un petit mot sur Piriu. L’ancienne maison forestière. Elle est maintenant dédiée à la recherche ornithologique. Les chercheurs étudient les populations de mésanges bleues méditerranéennes. Au départ du chemin, les nichoirs sont fréquents. Il faudra que je pense à faire un article sur cette affaire, l’adaptation des mésanges qui ne se reproduisent que lorsqu’il y a assez de chenilles, et de façon plus large sur les animaux du Filosorma.

En montant, il est impossible de se tromper. Le chemin est tracé. Les éboulements ont emporté la piste mais rien d’insurmontable pour un marcheur.

Une seule difficulté, juste avant le col après être passé par Erbaghju (bien envahi par le maquis soit dit en passant). La piste est effondrée et il faut contourner par le haut.

A l’arrivée, très belle vue sur Piana et Capu Rossu. Endroit idéal pour le pique-nique et le retour par le même chemin.

Merci à a bellula sgualtra, mon épouse, dont le blog est ici.
PS.. le blog que vous parcourez, fait partie d’un site dédié à l’apprentissage de la langue corse. Si vous voulez le découvrir, cliquez sur l’image ci-dessous…

Au long de rivière Fango

A l’été 1975, un peu avant d’arriver à Tuarelli, on pouvait apercevoir de la route un curieux assemblage en bois, placé tout près de la rivière .

Il a tenu jusqu’à la première crue de l’été et nous a intrigués pendant quelques semaines. A défaut de pouvoir identifier l’objet avec précision, nous en avons conclu que c’était encore l’invention de quelque touriste. Et nous sommes passés à autre chose..

L’explication est venue l’hiver suivant. Mon ami d’enfance venait d’intégrer une école à Aix et avait vu qu’à l’affiche d’un cinéma d’art et d’essai, un film était proposé avec comme titre « Au long de rivière Fango ». Il s’y est précipité en rameutant quelques collègues, histoire de leur faire découvrir sa région. Question découverte, ils ont été un brin déçus. En revanche, il a enfin pu savoir ce qu’était cette construction étrange. Un métier à tisser construit pour les besoins du film et laissé là après le départ de l’équipe. Et quelle équipe !

Voilà ceux qui ont fréquenté Tuarelli à cette époque. Romain Bouteille, Patrick Dewaere , Rufus, Élisabeth Wiener ou encore Emmanuelle Riva…et Miou Miou non créditée au générique mais qui accompagnait son compagnon.
1975.. Tuarelli..l’équipe du Café de la Gare. Cocktail détonnant si on veut bien se rappeler qu’elle était la philosophie de l’équipe de Romain Bouteille. Chantier collectif dont le mode de vie revendiqué était  « le copinage en concubinage ».
A Tuarelli, à l’époque, il y avait une auberge tenue par une dame très gentille qui se prénommait Angèle. Je la revois fort  bien car avec ma mère, nous ne manquions pas de nous arrêter pour la saluer, chaque fois que nous passions devant chez elle. Avec le recul, j’avoue que la confrontation entre ces jeunes libertaires et cette dame issue d’une génération tout de même très traditionnelle a dû être étonnante.

J’ai eu du mal à retrouver quelques photos (et de médiocre qualité!) tant le film est confidentiel mais au vu de celles que je vous propose, ça a dû décoiffer dans le hameau.

Mais et c’est un pied de nez à ceux qui voient les corses comme rétrogrades, l’affaire s’est bien passée. Elle s’est tellement bien passée que Patrick Dewaere et Miou Miou ont prénommé leur fille Angèle en hommage à celle qui les avaient si bien accueillis.

L’histoire, si j’en crois ce que j’ai pu lire sur le net, est assez fumeuse. « …Sur un territoire lointain, refusant le modèle consumériste et capitaliste, plusieurs dizaines de personnes s’établissent en communauté, en plein milieu naturel. En marge de la société de consommation, ce groupe est confronté à la réalité de leur utopie. Jérémie et Bild sont les derniers à le rejoindre. Bild, le jeune et bel étranger, est parti en quête d’y retrouver sa mère, Mathilde, qui a fondé ce lieu. Mais Bild, découvrant que le véritable fils de Mathilde est en fait Jérémie, ne supporte plus de vivre. Au moment où il va faire l’amour avec celle qui est désormais sa sœur légitime, Jérémie, horrifié par l’inceste qu’il allait commettre, quitte définitivement la communauté… »

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Pas certain que cette tragédie à la sauce grecque ait enthousiasmé les foules. Il semble qu’on peut encore trouver quelques rares copies VHS mais de piètre qualité..donc, je ne me lancerai pas dans cette chasse au trésor.

Finalement, pour une région aussi belle, il y a peu de références cinématographiques. J’en connais deux. La première c’est La Loi du survivant, un film français réalisé par José Giovanni, sorti en 1967 avec Michel Constantin. On y voit en tout et pour tout le moulin du Fangu parce que le héros s’arrête au carrefour. Rien que pour cette scène de quelques secondes, la famille se réunissait devant l’écran à chaque diffusion et commentait avec joie ce plan fugace. Je pense aussi que le château mystérieux doit être le fortin de Girulata.

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La seconde, ce n’est même pas du cinéma. Un téléfilm. Anna en Corse avec Romane Bohringer et Micheline Presle qui s’échine à parler avec l’accent corse. Piteux. Une journée entière à tourner une séquence où un autocar est arrêté par un troupeau de chèvres qui traverse la route. E capre un vulianu micca passà ! C’était du coté du pont de Montestremu et je me souviens surtout d’une belle pagaille.

Bref.. peu de films marquants. Aucun en fait et pourtant… comme le dit ma femme, le Tafunatu c’est un peu l’oeil de Sauron. Le seigneur des anneaux en Filosorma, voilà qui aurait eu de la gueule.

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I pesci di i Scuglietti


Internet, quantunque, è qualcosa ! Era in tracce di circà una surtita vers’a Scandula, chi m’aghju trovu una carta di a costa vicinu di Galeria. A pocu pressu a un’ora, fallandu in direzzione di Portu, ci è u gruppu d’isulotti. Piuttostu qualchi scoglii, dunque ben numinati i scuglietti.

Questu nome, a fattu rivene, comu a spessu, assai ricordi e l’idea d’un articulu chi trattaria di u vucabulariu di a pesca e di i nomi di i pesci marini in Corsica.

U cumpagnu di mamma era di ceppu pedineru e avia passatu a so zitellenza in Oran,incu i pescatori,

Avia per u mare una passione di quelle ! Dopu qualche istatine da piscà da u bordu, s’era compru un batellu . Un picculu batellu di a pocu pressu cinque metri e in questu batellucciu, ci n’andavamu sbonorati vicinu a i Scuglietti.

L’affaru era impurtante e si priparava omu assai dinanzu. Ci vulia da cumprà u brumeghju incu u doppiu pinseru, prezzu e efficacità. Un si parlava di cumprà a un prezzu scemu scatule d’esche in Calvi. I gambaretti cungelati, primu prezzu, dopu qualchi provi, eranu stati a soluzione. Mi paria, quante a mè, postu chi si trattava di manghja roba di mare, chi sciacassi i gambaretti era piu sicuru chi di metteli indè l’acqua, sperandu piglià pesci. Era puru scrianzatu !

Ci vulia dino mantene u mutore. Senza permessu, era un 9,9 cavalli chi strazia assai per purtassi batellu e marinari di Galeria sin’a i scoglii.Era smuntatu ogni ghjornu, pulitu e dissalatu in un bidone tamantu pienu d’acqua dolce. Viaghjava mentre un’ora, tutti i ghjorni incu u rimore chi vo pudete imaginà. In piu di esse pescatore, era meccanicu! Duie passione..una cuntemplativa e l’altra assai rimurosa.. un speziu di Yin e di Yang ! Mamma un era stata tantu a fallu piantà incu queste sinfunie meccaniche o in tutti casi , ne avia limitatu a frequenza a cio chi era da veru necessariu.. i vicini eranu puru cuntenti chi senza di nulla ne avianu quantunque una techja. Malgradu tutte queste precauzione, m’è accadutu certe volte di rientre a remi chi stu mutoracciu avia dicisu di mettesi in greva !

A scelta di i scuglietti un s’era micca fattu per azardu. Una carta marittima era stata cunsultata e u locu, ghjudicatu prupiziu. Era veru ! Signore, paghjelli, perchette, turentule…a panuplia di i pesci detti « de roche » era presente. E certe volte, belli pezzi ! Tirava u bullintinu… vi aghju messu un diaporama per vede i pesci chi compunianu a nostra sporta incu i so nomi corsi.

U peghju per mè, era u mal di mare. Mareghju, odore di l’essenza, agguardà sempre inghjo. Umbeh, u pagava bellu caru u pesciu chi cullava. Un solu rimediu. Capiciottu e duie o tre giri indè l’acqua. Averaghju nutatu a spessu in stu locu e certi ghjorni, parechje volte indè a maitinata.

Dopu, ci vulia viutà u pesciu. Un tuccava micca a mè. Eppo manghjalu. Per quessa, eiu era forte ! A sera, torna, ci ne fallavamu in Galeria, piscà ochjate incu ligne « morte », aduprandu una pasta chi puzzava fatta ch’ella era incu casgiu merzu. Di ott’ore a mezzanotte. Chilos (iè, da veru) di pesciu, barcullati da u mare e per a musica chi venia di u night club.

Quand’omu a dicesette o diceottu anni, trove u so locu, un è faciule. Mi dispiacia d’un esse incu i ghjovanotti di a Stella Marina, incu e zitelle, e tutti st’affari… Ava, quandu ci pensu, mi pare chi era bè in questu batellu. Night club e zitelle..allora un sera megliu di sorte duie belli pesci a u chjar’ di luna, incu tutte e muntagne a cantu e u profume di a machja ?

Un credu micca !
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Falloir….

Il faut bien vivre ! Et comme traductions (nombreuses !) et rédaction du blog, se font sur la base d’un principe de gratuité, ce n’est pas ça qui fait bouillir la marmite. Bref, peu de billets depuis quelques temps mais je ne m’étais jamais imposé de ce point de vue, une quelconque obligation de résultat.

Au fil des traductions qui me sont demandées, je vois apparaître des demandes récurrentes. Une curiosité ou une difficulté si on veut, a appelé mon attention. Il s’agit de la gestion du verbe « falloir ».

En français, il s’agit d’un verbe du troisième groupe qui est un pur exemple de verbe impersonnel. En effet, il ne se conjugue qu’à la 3ème personne du singulier. On le retrouve parfois en forme pronominale « s’en falloir » mais ce n’est pas l’essentiel du sujet. Par contre, et nous allons voir que c’est une difficulté supplémentaire, falloir se conjugue en français avec l’auxiliaire « avoir ».

Pour en finir avec cette introduction, il est nécessaire de rappeler les sens de ce verbe. Il exprime le devoir, le besoin, la nécessité voire la convenance.

Donc, vous devez traduire en corse la phrase suivante.. il faut descendre au village..

Votre premier réflexe et il est légitime c’est de consulter un dictionnaire et bien entendu vous choisissez l’ADECEC INFCOR qui est une référence. Plusieurs propositions apparaissent :

abbisugnà, abbisognà, bisugnà qui signifie  : avoir besoin, nécessiter; falloir.
La nuance de ce verbe est relative au besoin . Elle n’est pas adaptée à la phrase que vous voulez traduire.

Il en va de même pour « appartene » qui dans lequel on retrouve la nuance de devoir.. il vous incombe, il vous appartient de ..

Même souci avec « occorre » où c’est la nécessité qui s’exprime..

C’est en toute fin de liste que vous trouverez la solution avec « vulè, volè ». Soit le verbe « vouloir ». Et oui en corse, ce verbe a une double acception «  vouloir » et « falloir ».

Et donc la traduction de  « il faut venir descendre au village » va nous donner « ci vole da fallà in paese »
Il faut bien comprendre..ci vole da capisce bè…etc etc..

Mais, que se passe-t-il si (et il s’agit de tournures courantes) vous voulez traduire la phrase suivante « il a fallu descendre au village ». Vous vous souvenez qu’en français, falloir se conjugue avec l’auxiliaire avoir. Donc, et cela semble logique, vous proposez « a vulsutu   da fallà in paese ». Hélas, ça ne marche pas. Ce que vous venez d’écrire est doublement incorrect car vous aurez « il a voulu  de descendre au village ». Supprimez donc le « da » pour écrire « a vulsutu fallà in paese » et ça ne marchera pas non plus car votre phrase signifie «  il a voulu descendre au village ». Ce satané verbe « vulè » manque de plasticité !

La solution ? Je ne vais pas faire durer le suspense.. c’est l’utilisation de l’auxiliaire « être ». Pour traduire « il a fallu », il faut penser « il est fallu » donc, « ci è vulsutu ».

Quelques phrases pour bien comprendre.. il a fallu manger…ci è vulsutu da manghjà… il a fallu monter.. ci è vulsutu da cullà.. et ainsi de suite.

Et bien entendu, on débouche sur un exercice de conjugaison pour respecter les temps.

Il faudra descendre…ci vulera da fallà.. il fallait monter …ci vulia da cullà… etc.. etc…

Néanmoins, vous pouvez utilisez les verbes que j’ai cités plus avant lorsqu’il y a une nuance de besoin..il faut que je marche…bisognu da marchjà… Une nuance de devoir…il faut que tu viennes….  « t’appartene di vene » ou « occore a tè di vene » ou enfin et bien plus usité « tocca a tè di vene » qui signifie, il faut venir parce que c’est ton tour ! !

En conclusion, un petit exercice auquel vous pourrez répondre. Comment traduiriez vous la phrase qui suit « il aurait fallu venir à la maison » ?  Tocca a voi ô zitté ! !
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Una veghja per capud’annu

Speru chi, avete tutti passatu un bon Natale in famiglia. A mo manera di prigavi un bon capu d’annu, è d’incippà un grand’ focu.
E quessa ben chi u tempu sia assai dolce. Virtuale u focu, ma u core ci è !
Dunque, bon capu d’annu.

Eppo, m’aghju da fà un rigalu chi v’appruffitara dino. Una veghja davant’ a u fucone incu storie in lingua nustrale. Storie chi arrecanu a paura. So e piu belle. Quandu m’arrestaragghju di parlà, puderete sente castizzà e ceppe , Spinghjite u lume, agguardate u focu e si un’avete a paura di e cose sopranaturale, statemi da sente sine a a fine.
So storie di tempi fa. Un ci era ancu electriccità in paese. E quandu ci vulia da fà u giru di a casa per cullà in camara, era impauritu. A lampana a petrollu un n’alluminava tantu e in circondu, ballavanu ombre belle spaventose.
A Corsica è una terra induve so puru prisente i spiriti. Qui un credu a nulla. Qualla, ci so assai cose ch’un riescu da spiegà,
Tenite..mi pare d’avè parlatu diggia di i mo zii, chi eranu tutti o guasi tutti, pertuti per queste culunie. Unu, u tintu, si n’è mortu in un accidente mentre u so ultimu viaghju. U car ch’ellu s’avia pigliatu è trabughjatu indè un travu. Mamma mi cuntava chi, à u mumentu esattu di a so morte, tutti i cani di u paese si so trovi sott’a i purtelli di a casa. Anu abbaghjatu a a morte. U dispacciu un è ghjuntu chi assai piu tardi. Ma a famiglia sapia diggia chi un dolu era accadutu. Cumu spiegà quest’affaru ? Mi pare chi l’ultimu fiatu di quellu chi sa ch’ellu a da more si ne andatu sin’a i soi. E incu tamanta forza chi l’amimali, ch’un anu persu quante noi, a percezzione di certe cose, l’anu entesa puru bè.
A morte. Cio chi m’arricava di piu a paura, è ch’ella annunciava a so affacata. A casa s’empia d’un odore di cera. O allora si sentia quante u rimore di un rilogiu. I finzione si facianu sente, pichjandu a a porta. Avianu qualcosa da di a i cristiani. Queste cose l’aghju viste e vistu dino personne chi aprianu porte e purtelle, dumandandu a l’anima santa di lascià a casa.
Aghju amparatu certe preghere mentre a notte di Natale. E si un le possu insignà, chi so masciu, l’adopru certe volte. U piu bellu e ch’ella marchja ! A pena in capu si ne va per quellu chi ne suffria e eiu bocchipensuleghju dopu avè pigliatu l’ochju.
A storia chi mi santavugliava di piu, s’ è passata in valle di l’Onca. A m’anu conta i duie omi a chi è stalvata. Seranu state cinque o sei ore di sera, in piazzile incu e capre e i cani. Si ne fallava pianu pianu a notte. Tuttu d’un colpu, anu entesu sopra elli, ma senza vede nulla, u rimore di una carretta chi passava. Incu mughji. Per fami capisce cio chi eranu questi mughji, l’anu paragunati a quelli di una dona ch’omu pulsaria. So fughjiti i cani. Si so sbandate e capre. Anu messu parechje ore a trovele. Parechji anni dopu, aghju sapiutu ch’elli avianu entesu a squadra d’arroza. A carretta chi si ne porta i dannati. Si vo leghjite « le cheval d’orgueil », vechju libru scrittu da Jakez Helias, vederete chi in Brittania dino, anu a listessa carretta. A chjamanu l’Ankou.
Allora, ditemi appena, dopu queste storie, cume si po omu trove u sonnu, quandu avete dece ani e ancu di piu ?
Basta di agguardà u focu e di sente a musica di e ceppe, di agguardà a brusta e omu trova torna a pace, a mezz ‘ a i soi.
Bon capu d’annu a tutti. Un n’appiate paura. Girate u vostru sguardu versu quelli chi vo tenite caru e chi vi tenenu caru e tuttu andara per u megliu !
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Capicursura in Filosorma: per una volta, lascià u so rughjone!

Ognunu tene caru u so rughjone
E un ne vole micca sorte,
Ma ci vole a l’occasione
Sapè chjode purtelle et porte.

C’est ainsi que commence une petite poésie écrite pour une collègue à propos de son village dont elle affirme qu’il mérite la visite. Je la crois bien volontiers mais il est loin !  Et oui…c’est le problème par chez nous.  Pour découvrir l’île , il faut accepter de quitter  u so rughjone, ce qui n’est jamais aisé surtout lorsque les jours de vacances sont comptés.

Mais quand c’est votre filleul préféré qui vous propose une escapade,  pas question de refuser. Il faut savoir quitter le Filosorma surtout lorsque l’escapade en question est une première.. prendre le train de Ponte Leccia à Ajaccio et retour dans la journée ! Vergogna, je ne l’avais jamais fait.

Ledit filleul, avec l’accord du conducteur, a eu l’idée lumineuse de fixer une caméra à l’avant de la motrice et de la régler sur une image toutes les deux secondes. Et à la sortie, nous avons une vidéo de 4 minutes environ pour les presque deux heures de trajet avec…fugace…des cochons qui traversent, le conducteur qui immortalise la GoPro (publicité gratuite) et surtout les paysages changeants avec la luminosité de novembre.

Le choix de la musique est, comment dire…générationnel.. Pour ma part, j’aurais opté pour «  u lamentu di u trenu » mais je reviendrai sur ce point après vous avoir laissé visionner  ce petit film…

U Trinichellu – Timelapse from maximhal on Vimeo.

Vous observerez que je n’ai pas encore utilisé le terme de « micheline ». Pourquoi ? Parce que le train que j’ai utilisé dans ce périple automnal est panoramique et confortable mais qu’il n’a plus rien à voir avec celui que je prenais gamin, pour rejoindre le Niolu chez mes oncle et tantes de l’Acquale.  Di quelli viaghji !

Départ de Bardiana pour Calvi, micheline jusqu’à Francardu, et là mon oncle qui m’attendait avec le « taxi », une 403 du village, direction Lozzi par a Scala. Sans doute est-il mort celui qui conduisait ce taxi mais je ne l’ai jamais oublié. Un brave homme fort sympathique mais qui était affublé d’un surnom inquiétant « Scana caprettu ». Un peu impressionné, beaucoup fatigué, je me tassais à l’arrière de la voiture et me laissais porter.

Presqu’une journée de voyage avec des sensations qui me reviennent. Une plus que d’autres. Celle de la fraîcheur tout à fait inattendue lorsqu’on quitte le Filosorma, piaghje e calmane, pour u Niolu. Et puis l’arrivée au village, la joie de mes tantes et la table di u salottu, a u primu pianu, piena di fritelle. Avianu sfritillatu per mè una ghjurnata sana.

Bref, presque cinquante ans après, une balade en train  qui n’avait rien à voir a priori avec le Filosorma, mais qui ravive malgré tout des souvenirs qui m’y ramènent. La lecture de « la recherche du temps perdu » que je suis en train de terminer (il m’aura fallu presque deux ans quand même) est peut être de nature à expliquer cette sensibilité accrue aux souvenirs. Il a eu sa madeleine, avia e mo fritelle !

Pour conclure sur une note historique et ne pas se laisser gagner par l’émotion.. je vous mets ici le texte du lamentu cité plus haut. Ce texte, il ne faut pas s’y tromper, est on ne peut plus sérieux. Il a été écrit à la fin du 19ème siècle et est attribué à un couple d’aubergistes de Cervione, Anghjulinu et Maria Felice Marchetti. Il traduit le désespoir et la colère de toutes les corporations plus ou moins ruinées par l’arrivée du chemin de fer. Les observateurs avisés auront noté que la ligne qui est visée au sens propre comme au figuré, mitrailleuse et canons, passe à Cervione. Cette ligne qui desservait l’extrême sud, a disparu depuis.


Charles Rocchi – U trenu di Bastia par CorsicaTV

O lu trenu di Bastia
Le train de Bastia
Hè fattu per li signori
Est fait pour les seigneurs
Pienghjenu li carritteri
Les charretiers pleurent,
Suspiranu li pastori
Les bergers soupirent
Per noi altri osteriaghji
Pour nous autres aubergistes,
Son’affanni è crepacori
Voilà angoisses et crève-cœur.
Anghjulì lu mio Anghjulinu
Anghjulinu, mon Anghjulinu
Pensatu n’aghju una cosa
J’ai pensé à une chose :
Quand’ellu passa lu trenu
Quand le train passe,
Tirali di mitragliosa
Tire-lui dessus à la mitrailleuse
È li sceffi chì sò dentru
Et les chefs qui sont dedans
Voltali à l’arritrosa
Retourne-les à l’envers.
Ci vogliu piazzà un forte
Je veux disposer un fort
In paese di Cervioni
Dans le village de Cervioni
È nantu ci vogliu mette
Et dessus je veux y mettre
Più di trecentu cannoni
Plus de Trois cents canons
Quand’ellu passa lu trenu
Afin que quand le train passe
Spianalli li so vagoni
Je lui aplatisse ses wagons
À chì hà inventatu lu trenu
Celui qui a inventé le train
Hè stata una brutta ghigna
A été mal inspiré.
Li ghjunghi u filosserà (ne)
Qu’il attrape le Phylloxéra
Cum’ellu hè ghjuntu à la vigna
Comme l’a attrapé la vigne
Li caschinu li capelli
Que les cheveux lui tombent
D’una maladetta tigna
D’une maudite teigne

Ùn si vende più furagi
On ne vend plus de fourrage,
Pocu pane è micca vinu
Peu de pain et pas de vin.
Passanu le settimane
Les semaines passent
Senza vende un bichjerinu
Sans vendre un petit verre,
Chì ci avemu più da fà (ne)
Qu’allons-nous faire de plus
In piaghja lu mio Anghjulinu
Dans la plaine mon Anghjulinu ?

Anghjulì, lu mio Anghjulinu
Anghjulinu, mon Anghjulinu
Preparemu la mubiglia
Préparons nos affaires,
Quandu fala la vittura
Quand le coche descend,
Imbarca a nostra famiglia
Embarque notre famille ;
Soldi di meiu lu trenu
De mon argent, tant que je vis,
In fin’ch’o campu ùn ne piglia
Le train n’en prendra pas.

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U Fangu cumu un l’avia mai vistu!!

Le Fangu comme je ne l’avais jamais vu !

Depuis que j’ai su nager, le Fangu a été mon terrain de jeu. Sans me vanter, je crois pouvoir dire que de Candela au Mansu, aucun pozzu ne m’est étranger. Plongeon, apnée, pêche… toutes les activités possibles dans cette rivière, je les ai pratiquées.

Et voilà que je découvre au hasard des partages de Facebook (comme la langue d’Esope, la pire ou la meilleure des choses), les photos de Corse Images sous-marines (ne pas manquer de visiter leur site..une merveille) !

Le Fangu..

Ils ont accepté que j’utilise leurs photos pour un petit article de blog où je n’ai rien à dire…juste à vous laisser admirer la rivière de mon enfance, ce joyau, vu du fond. Et en prime, une énigme. De quels pozzi peut-il bien s’agir ? Pozzu longu, pozzu di a verga, ponte di Tuarelli… je cherche encore. Mais c’est sans importance parce que c’est beau.

Une équipe de trois plongeurs passionnés d’aventures, de plongées insolites et d’images sous marines si je m’en tiens à leur présentation. Moi, je rajouterai que ce sont des poètes.

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Capicursura in Filosorma: la boucle des Tassi!

Il me semble connaître plutôt bien les « ..sentiers de mon pays… » mais je n’avais pas encore eu l’occasion de faire en son entier, la longue balade que j’appellerai « boucle des Tassi ». Pourquoi ce nom ? Parce que c’est une boucle qui passe par i Tassi et voilà ! Remarque en passant, je suis un peu ennuyé car « u tassu » en langue corse, c’est le blaireau ou l’if. Or, je ne vois pas d’if en cet endroit et les blaireaux que j’y croise de temps à autre, ne sont point des quadrupèdes.. Bref, le mystère demeure.

C’est une bien grande erreur que de ne pas avoir fait cette boucle car c’est une balade splendide et parfaite, une fois encore, pour une belle journée de novembre. Une quinzaine de kilomètres tout de même avec 500 mètres de dénivelé concentrés sur l’aller puisque le retour se fait par la route forestière, à la descente..

Point de départ proposé..parking du pont de Montestremu…suivre la route qui monte pour arriver au hameau…obliquer à gauche après le gîte (balisage) et suivre ensuite le chemin, magnifique, qui reste sur l’adret. Le suivre jusqu’à ce qu’il retrouve la route forestière et là redescendre vers la droite. La fontaine di i Tassi est tout près. Et rentrer par la route en n’oubliant pas de surveiller le déplacement des safranés nombreux en ces parages. Une remarque toutefois. S’il a plu, ne vous hasardez pas à traverser le ruisseau de la Scalella. Avec beaucoup d’eau, le gué ne doit pas être très sûr.

Comme toujours, les photos sont celles de « a bellula lestra » (son site qui mérite lui aussi une visite) et elle parlent d’elle même,

 

Mais, bien qu’elles parlent d’elles-même, je vais en tant qu’inénarrable bavard, y adjoindre quelques commentaires.

Première chose à ne pas rater, c’est le vieux Montestremu, exemple remarquable et préservé de ce qu’étaient les anciens villages. Hélas, la majeure partie des maisons tombent victimes du temps qui passe mais aussi et surtout de l’indivision qui demeure. Un petit clin d’œil à Antoine qui a retapé la sienne et nous a offert le café dans son nid d’aigle ! Ô Anto, portati bè..Internet un l’ai ma forse qualchi sia ti parlara di quest’articulettu.

Ensuite, les quelques ruines que vous trouverez sont celles du couvent de Sainte Marie. Le lieu a été démaquisé et on distingue fort bien le four qui devait servir aux moines. Pour ceux que ce sujet intéresse, j’ai écrit il y a quelques mois déjà, un article sur le couvent, article accessible en cliquant ici

Le retour se fait, je l’ai déjà dit par la route forestière.. faites le en flânant et sans bruit en ayant un œil sur le fossé et le maquis alentour. La photo des champignons (quelques oronges s’il vous plait!) montre l’intérêt qu’il y a à rentrer en philosophe et le fait d’être silencieux vous procurera, peut être, la chance de voir un mouflon descendu des crêtes.

Ce que vous verrez sans nul doute, et de plutôt près, c’est le Tafunatu en majesté. Et rien que pour ça, vale u colpu !!
 

PS.. le blog que vous parcourez, fait partie d’un site dédié à l’apprentissage de la langue corse. Si vous voulez le découvrir, cliquez sur l’image ci-dessous…

Capicursura in Filosorma: Girulata

S’il est une balade à faire en automne, c’est bien celle-là ! Pour avoir rejoint Girulata à pieds, en été, je peux vous dire que c’est un exercice éprouvant. La chaleur sans doute mais surtout le monde..miraculi di ghjente ! Bon, ils ont raison d’y être mais moi je préfère ce que j’ai vécu la semaine dernière. Pas un chat sur le chemin, un spuntinu tranquille sur la plage et un instant de farniente à Tuara.

Balade certes mais sportive. Une quinzaine de kilomètres en aller-retour par le fameux sentier du facteur avec environ 500 mètres de dénivelé. Aucun risque de se perdre. Départ du col de la croix..bocca a croce puis c’est indiqué tout le long. Sentier côtier d’où on finit par découvrir l’anse et son fortin. De 3 à 4 heures de marche suivant votre condition avec quelques petits raidillons. Pour être honnête, le plus beau n’est pas l’arrivée. Girulata est comment dire..un peu foutraque.. des maisons, des paillottes.. un chantier à l’entrée. Tournez vous vers la mer, c’est de loin ce qu’il y a de plus beau avec la marche d’approche.

Quelques photos di a bellula lestra, la belette agile épouse et photographe attitrée (son site) et quelques informations de contexte pour savoir pourquoi l’endroit est réputé mythique,

Girulata est un hameau d’Osani en plein milieu du parc naturel régional. L’ensemble, Piana, Scandula et donc le golfe de Girulata, est inscrit depuis 1983 sur la liste du patrimoine mondial.
Le fortin, a priori non accessible au public, a été bâti sur le promontoire au 16ème siècle. C’est à cette même époque que la flotte génoise y a capturé célèbre pirate turc Dragut qui effectuait régulièrement des razzias sur la Corse.
Tout le monde ou presque a oublié Dragut mais le souvenir de Guy Ceccaldi u pidone, le facteur de Girulata reste vivace. Le gaillard parcourait tous les jours le chemin qui désormais porte son nom. 40 minutes dit-on où la pancarte annonce 1 heure 30. Je veux bien le croire, moi qui l’ai croisé il y a bien longtemps. Je l’ai entendu arriver avant de le voir, lancé au galop dans la descente qui mène à l’anse de Tuara. Je lui demandé combien de temps il restait avant d’arriver. Moqueur, ils nous a regardés et a dit « pour vous, au moins deux heures ». Je lui ai répondu en langue corse per falli rimarcà chi noi, donne, omi e zitelli aviamu fattu in tre ghjorni a girandulata tra Corti e Bardiana, passandu l’ultimu ghjornu e Guagnerola e Caprunale ! A risu e m’a rispostu, in lingua nustrale..  ‘tandu vi firmara una mezz’ora ».
Rien que pour un hommage au facteur de Girulata, faites cette magnifique randonnée automnale.
 

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Capicursura in Filosorma : Chiumi

Un petit mot d’explication sur le titre. Il existe en Filosorma un autre mot que « auturnu » pour désigner l’automne. C’est donc « capicursura ». Où l’on voit que dans cette micro-région, il y a un vocabulaire particulier dont il faudra bien un jour que je prenne le temps de faire le recensement.
Mais ce sera pour plus tard.
Aujourd’hui, il s’agit d’évoquer mon récent séjour automnal à Bardiana et les petites randonnées possibles compte tenu du fait que la nuit tombe plus vite. De bonnes chaussures, un grand beau temps et un panier pour les champignons..les ingrédients indispensables qui étaient réunis cette années.
Pour commencer, la montée vers l’église de Chiumi avec un merci à la Belette Agile, mon épouse et photographe attitré.

Cette promenade d’environ 8 kilomètres et 400 mètres de dénivelé vaut pour la visite à l’église ruinée et le point de vue sur le golfe de Galeria, la grande barrière et la vallée du Filosorma.
L’église donc…Santu Pietru di Chiumi, pieve de Chiumi, diocèse de Sagone..elle date de la fin du 10e siècle, ses blocs rouges contrastent avec le vert des oliviers sauvages et des arbousiers. C’est un témoignage du premier âge roman.

Je vais citer le site « Corse romane » http://corse-romane.eu/spip.php?page=sommaire

La chapelle ruinée de San Pietro di Chiumi se dresse, entourée d’arbustes qui la masquent, sur une crête dominant le golfe de Galeria à 420 m d’altitude .
Témoin du premier art roman entre la seconde moitié du 10e et début 11e, elle est très homogène et ne semble pas avoir été modifiée au cours des temps.  Elle présente une nef unique (13,90 m x 4,90 m) terminée par une abside semi-circulaire avec une voûte en cul de four qui s’est effondrée mais on aperçoit encore l’amorce de l’arrondi. Les murs latéraux, construits de blocs moyens de granit rouge appareillé avec soin, sont conservés sur une bonne hauteur avec les fenêtres percées dans la partie supérieure : deux pour le mur sud (archivoltes en tuffeau léger échancrées), une seule subsiste pour le mur nord (surmontée d’un petit arc composé de tout petits claveaux).
Elle devait être soignée à en juger par certains détails. L’abside était rythmée d’arcatures en tuffeau blanc-gris reposant sur des modillons décorés, comme le fait supposer un bloc replacé lors de la campagne de consolidation en 1974. Des gravures rythment l’archivolte de la fenêtre de l’abside. Les autres archivoltes devaient aussi être décorés (blocs retrouvés dans le hameau de Chiumi).
Deux portes donnent accès à l’intérieur : l’une pratiquée dans la façade ouest et une autre, très étroite, percée dans le mur nord. Quelques pierres de l’autel occupent le chœur surélevé de quelques marches tandis que le long du mur nord se dessine une banquette. Près de l’angle sud-ouest se trouvait la piscine baptismale circulaire constituée de pierres taillées en courbe. Ce type de cuve baptismale sera utilisé durant tout le 11e siècle.
Tardivement, le chœur a été modifié : le nombre de marches réduit à trois et aménagement d’une clôture de choeur. L’église s’élève actuellement en pleine nature. Elle devait appartenir à la piévanie de Chiumi qui est mentionnée dans un texte du début du 16e siècle ; elle a été détruite par les invasions barbaresques de ce même siècle.
Signalons qu’à mi-pente entre le Fango et la chapelle, on a découvert un rocher portant une quarantaine de signes.

Pour accéder à l’église, il faut se garer au pont génois, franchir le pont et monter par la piste..pas passionnant comme parcours mais petit à petit, le paysage se dévoile. Deux options, poursuivre la piste vers le relais jusqu’à la barrière. Prendre le chemin du haut (celui du bas conduit vers les maisons) et après le premier tournant, virer à droite dans un chemin (pierreux et parfois sale) qui mène aux ruines qu’on aperçoit très vite sur la crête en face Pour le retour, à partir de la prairie où se trouve l’église, il suffit de suivre la piste vers le sud, franchir le petit col (épave de charrue) et suivre la piste qui rejoint l’itinéraire du début. Ce parcours permet une petite boucle.
La seconde option qui évite le chemin du haut consiste à emprunter la piste qui conduit aux deux réservoirs bien visibles et la suivre jusqu’au bout. C’est l’itinéraire de retour signalé plus haut.
En gros, une bonne heure de montée…
Campatevi !
 

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