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Les instruments de musique traditionnels.

En Corse, on chante et la voix est un instrument. Paghjella, chjama e rispondi, la joute oratoire, les lamenti, chants funèbres et tant d’autres. Et si on pense musique, on entend la guitare, la mandoline ou l’accordéon en oubliant qu’avant ces instruments très répandus, il existait chez nous comme ailleurs, bien d’autres qui ont failli disparaître.

Sans nul doute très anciens ! Il faut penser aux premiers hommes qui fabriquaient des sons et donc de la musique à partir de matériaux naturels. Coquillages, bois, cornes d’animaux. Il est facile d’imaginer comment est né le tambour ou comment le bruit du vent dans un roseau a donné l’idée de la flûte. Il faut là encore penser au riacquistu sur lequel j’ai écrit ici, un article.

Les instruments anciens sont revenus et ils accompagnent de façon idéale, le chant traditionnel.

Je souhaite vous présenter les principaux avec leur son. Cela n’a été possible que parce que des passionnés ont mis en ligne des vidéos. Je leur rendrai hommage en les citant en fin d’article, artiste ou facteurs d’instruments.

A pivana ! C’est une flûte à six trous, en corne de chèvre, coupée à ses deux extrémités.

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La cialamella, cialambella, cialamedda ou ciaramella qui ressemble à un petit hautbois. Elle est taillée dans du buis ou du figuier, six trous, avec un pavillon, una campana qui lui donne un son particulier, plus puissant que a pivana.

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A pirula (aussi appelée u fischettu, u fischiu, u flaitu ou u zifulettu selon les régions, est une flûte à sept trous,  fabriquée avec du roseau à quenouille. Dans la tradition, il faut que ce roseau soit  coupé à « la vieille lune ». C’est l’instrument des bergers. Il se raconte que lorsque celui-ci en jouait pour dire qu’il ne devait plus rien aux propriétaires des pâtures.

 A riverbula, est connue au-delà de la Corse. Dans le monde entier et depuis la nuit des temps. C’est la guimbarde. Une lamelle de métal qu’on fait vibrer avec le doigt et la bouche comme caisse de résonnance.

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Puis un instrument à cordes, qu’on entend plus souvent. A cetera. Certaines qui ont été retrouvées datent du 17ème siècle. C’était dans l’église de Morosaglia. Nous avons une caisse à fond plat, en bois de fruitier, avec seize cordes. On en joue avec un plectre ou un médiator. On se rapproche du bouzouki ou de l’oud oriental mais ce sont bien des instruments différents !

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Nous pouvions croire que c’était réservé aux pays celtes mais non. A caramusa est une cornemuse. Un sac en peau animale et des tuyaux faits de roseau. Du bois, de la peau et des roseaux. Difficile de trouver plus naturel.

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Pour ce qui est de la casella, on peut dire que c’est la percussion la plus répandue. Une peau de chèvre sur un cercle de bois et des petits bâtons pour en jouer.

Plus simple encore..u timpanu. Une barre métallique pliée en forme de triangle sur lequel on frappe avec une tige également métallique.

Et pour finir, une simplicité absolue, deux bouts de bois qu’on cogne en rythme avec de petits bâtons . Vous avez e chjocche !

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Je suis bien obligé d’évoquer l’accordéon et le violon qui animaient les fêtes de village. Mais L’accordéon est arrivé dans l’île au début du 20ème siècle et c’est un peu tardif pour le qualifier de traditionnel. Le violon est aussi très répandu mais pour les mêmes raisons, moins tardif et universel, je m’autorise à ne pas les classer dans la catégorie des instruments traditionnels corses. Plutôt populaires.

Alors, il me faut en guise de conclusion vous indiquer les gens remarquables qui font revivre ces instruments. Un grand merci à eux. Langue et musique. Ne rien négliger. Quand la mémoire disparaît, le peuple se meurt.

Cetera Corsa – instruments populaires et traditionnels de Corse avec Midò Muziotti et Petru Cerutti, chanteurs, auteurs, compositeurs, co-auteurs du livre Cetera,

Tous les sons traditionnels sur une seule vidéo

La page très complète de l’Invitu

PS.. le blog que vous parcourez, fait partie d’un site dédié à l’apprentissage de la langue corse. Si vous voulez le découvrir, cliquez sur l’image ci-dessous…