Ninu

Ce n’est pas que je ne veux pas faire vivre ce blog mais j’ai un métier qui me prend beaucoup de temps ! Et qui me fait manger. Donc, le choix est vite fait. Je profite d’un instant de calme pour revenir vers vous et vous raconter comment j’ai réalisé un rêve de gosse.

Quand j’étais enfant, j’étais passionné par la pêche. La première fois où j’ai été pêcher c’était avec mon oncle et un voisin dans le ruisseau de Calasima. J’avais pris six truites. Elles devaient avoir faim.

Comme partout, au Niolu où je passais quelques jours, chacun racontait la sienne. Et, j’écoutais avec un grand intérêt ceux qui étaient monté au lac de Ninu où, disaient-ils, les truites étaients petites, mais vives et délicieuses à condition de les manger sur place car leur chair était fragile puisqu’elles vivaient dans une eau très froide.

Il m’aura fallu beaucoup, beaucoup d’années pour aller à mon tour pêcher là haut.

Entretemps, il m’est arrivé plusieurs fois de passer par le lac en faisant le GR ou faisant avec mes enfants la transversale Corté Filosorma. Mais, à chaque fois, j’étais un peu frustré car je n’avais pas le temps de sortir la canne.

Ma femme me pressait depuis quelques années de monter au lac qu’elle avait vu à la télévision. Elle voulait photographier les pozzine. Moi, je m’étais mis à la mouche depuis quelques années. Deux bonnes raisons de faire cette belle randonnée et de vous en faire profiter avec ses photos et mes mots.

Une nuit à Castel Vergio dans une chambre avec balcon tout à fait sympathique et départ tôt le matin pour une randonnée en aller retour.

Il ya d’autres points de départ possibles, en particulier de la maison forestière de Popaja. C’est plus direct mais là, nous arrivions de l’extrême sud et il nous fallait dormir sur place.

Ce n’est pas une promenade. 18 kilomètre pour faire l’aller retour et 1000 mètres de dénivelé.

Par contre, il est impossible de se perdre car le chemin est balisé en rouge te blanc et très fréquenté.

Le point de départ est un peu plus bas que la station, sur la droite de la route. Le chemin descend assez fort pour ensuite prendre la courbe de niveau puis s’élever à nouveau en direction du col de Saint Pierre. Il monte toujours vers les crêtes au travers d’arbres de plus en plus rares. C’est là qu’on trouve les hêtres les plus photographiés de Corse, martyrisés par le vent. Le chemin longe la crête, pierreux et un peu vertigineux par endroit mais rien de bien méchant. Il finit par rejoindre a Bocca a Reta d’où on découvre le lac.

C’est un endroit magique avec les chevaux qui paissent et s’abreuvent dans les pozzine…et qui parfois tentent d’améliorer l’ordinaire en furetant dans les sacs à dos avec plus ou moins de délicatesse.

On peut faire le tour du lac mais faites attention à ne pas trop piétiner ce gazon qui est d’une fragilité extrême,

Le retour se fait par le même chemin. Et la descente du départ se révèle être une méchante montée lorsqu’on a quelques heures de marche dans les jambes.

Sinon, la pêche ? Rien. Il y a des truites mais d’une méfiance absolue. Très petites, très vives et qui vous voient très vite et qui s’enfuient dans ces rigoles qui courent dans la prairie. J’en ai vu, beaucoup. Aucune de prise mais ce n’est pas grave. D’abord parce que je relache mes prises et ensuite parce que le but était de poser ma mouche dans le lac et de réaliser un vieux rêve. Mission accomplie.

PS.. le blog que vous parcourez, fait partie d’un site dédié à l’apprentissage de la langue corse. Si vous voulez le découvrir, cliquez sur l’image ci-dessous…

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